A la Une

Diplomatie : Kinshasa peine à faire entendre sa voix

Diplomatie : Kinshasa peine à faire entendre sa voix

Les temps sont durs en ce moment pour la diplomatie congolaise et surtout pour le régime au...

Ce lundi 27 mars 2017 au Centre interdiocésain: Atterrissage forcé des pourparlers

Ce lundi 27 mars 2017 au Centre interdiocésain: Atterrissage forcé des pourparlers

Au Centre interdiocésain, c’est la dernière ligne droite. Et pourtant, on est encore loin...

Une résolution musclée sur la RDC attendue

Une résolution musclée sur la RDC attendue

Au courant de cette semaine, plusieurs personnalités engagées dans la résolution de la...

Moscou soutient la mise en application de l’Accord de la Saint sylvestre

Moscou soutient la mise en application de l’Accord de la Saint sylvestre

Contrairement à toutes les spéculations qui ont circulé au sujet d’un éventuel soutien de...

Compte à rebours

Compte à rebours

A quarante-huit heures du délai butoir de la signature de l’arrangement particulier, qui...

Imprimer

Cinq questions à Henry Mutombo (*)

Écrit par Super User. Publié dans 5 Questions à...

 

1.  La communauté internationale appelle au dialogue consensuel pour la tenue des élections dans le délai constitutionnel. Quel est votre point de vue ?

Le président de notre parti,l’Engagement pour citoyen et développement (EciDé),et la Dynamique de l’Opposition ont rencontré M. Ban Ki-moon. Mais, au cours de cet entretien, ils ont réitéré notre position quant au dialogue. Nous lui avons dit que le dialogue est inopportun d’autant plus que nous ne voyons pas les raisons de ce forum. S’il faut aller au dialogue pour discuter de questions de la sécurisation et de financement des élections, de la révision du fichier électoral, nous trouvons que toutes ces questions ne reposent pas sur un fondement solide pouvant le justifier. Et vous vous souviendrez qu’en 2012, nous avions demandé à nos compatriotes de la Majorité présidentielle d’aller au dialogue par ce qu’il y avait crise de légitimité, ils ne l’avaient pas accepté. Pour eux, il n’y avait pas crise de légitimité, les institutions fonctionnaient normalement. Après notre insistance,  nous avions obtenu l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Et pourtant, l’insistance visait à ce qu’on ait un dialogue dans notre pays pour décrisper cette crise. Mais nos compatriotes ne voulaient pas l’entendre de cette oreille. D’où vient qu’aujourd’hui, à quelques mois des élections, qu’on nous demande d’aller au dialogue. Nous disons non, c’est inopportun. Une seule discussion, un seul cadre pouvant justifier ce forum, c’est un forum technique réunissant nos amis de la Majorité avec nous de l’Opposition pour discuter de questions essentiellement électorales. Comment la Céni va organiser les élections dans le délai constitutionnel.

2.  Comment réagissez-vous à la position de G7 qui, aujourd’hui, exige des négociations directes entre acteurs politiques ?

Ici, je ne peux en aucune manière parler de G7 d’autant plus que je ne suis pas membre de cette plate-forme politique. Je ne prends pas part à leurs stratégies ou à tout ce qu’il programme au sein de leur famille politique, voire leur laboratoire.

3. Devant des sons discordants entre Dynamique de l’Opposition, G7 et Front citoyen 2016, ne craignez-vous pas de placer le pays sur une voie apocalyptique ?

Pas du tout. Il n’existe pas un groupe humain où il n’y a pas de divergence. Mais tous aujourd’hui, nous avons un seul objectif, notamment obtenir les élections dans le délai constitutionnel. Nous poursuivons un même objectif qu’est l’alternance pour qu’il y ait l’enrôlement de nouveaux majeurs, la révision du fichier électoral. Bref, que les élections s’organisent dans le délai. Donc, on peut éviter d’autres divergences pour ne pas mettre à mal notre regroupement ni plomber notre union en vue d’obtenir l’alternance cette année.

4.  Le 19 janvier dernier a été un rendez-vous manqué pour l’Opposition. Quel a été votre sentiment ?

Vous savez, nous condamnons fermement la restriction des droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution de la République. Ce jour-là, il était prévu par l’Opposition, ici au Congo, et la Société civile qu’on puisse commémorer la mort de nos frères tombés le 19 janvier 2015. Ils ont été dans la rue ce jour-là pour mettre la pression sur le gouvernement ainsi que sa Majorité présidentielle afin qu’ils ne puissent pas tripatouiller la Constitution, moins encore  modifier la loi électorale. Mais,  c’est malheureux que nous soyons dans un État qui s’appelle « République démocratique  du Congo » alors que la démocratie ne se vit ni dans sa profondeur ni par ses principes. C’est beaucoup regrettable. Ce jour-là, les sites ciblés pour commémorer la date du 19 janvier ont été investis par les policiers et les militaires. Nous avons fustigé ce comportement parce que la différence de l’autre ne peut en aucune manière devenir une hostilité.

5.  Vous projetez d’intenses manifestations pour  la tenue des élections dans le délai constitutionnel. Croyez-vous en leur réussite ?

 

Nous allons y parvenir. Ceux qui dirigent le pays aujourd’hui sont nos compatriotes de la Majorité présidentielle. Ils savent que cette démarche est l’incarnation de la volonté populaire. Ce sont des Congolais qui exigent cette élection. Vous avez vu le 16 février pour la commémoration des martyrs qui sont tombés en 1992 vous avez vu qu’on a demandé aux Congolaises et Congolais de rester à la maison. C’est effectivement pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il mette des moyens à la disposition de la Céni en vue de l’organisation des élections. Et cela a été une réussite. C’est-à-dire que la population s’attend aujourd’hui à l’organisation des élections dans notre pays dans le délai constitutionnel. Parce qu’il faut que notre Constitution soit respectée. Dans la Constitution, l’alternance est garantie. Nous avons foi et nous croyons que toutes les pressions vont produire des effets.

Imprimer

Cinq questions à Alpha Condé (*)

Écrit par LP. Publié dans 5 Questions à...

Le scrutin sera-t-il réellement démocratique et transparent pendant que vos adversaires redoutent ce qu’ils appellent « un hold-up électoral » ?

Oui, le scrutin sera réellement démocratique et transparent. Nous avons satisfait à toutes les demandes de l’opposition en ce sens et même au-delà, malgré les réticences de ma propre majorité. Délégations spéciales, fichier électoral, composition de la commission électorale indépendante : tout le processus a été assaini. J’ai suffisamment été victime de fraudes quand j’étais opposant pour ne pas le tolérer aujourd’hui. La communauté internationale, par la voix de ses représentants en Guinée, l’a reconnu dans une déclaration commune : il n’y a plus de problèmes ni d’obstacles pour la présidentielle. Soyons sérieux. Si hold-up il va y avoir, ce sera donc avec la complicité de Gemalto, l’opérateur choisi par consensus, mais aussi de l’Organisation internationale de la francophonie, qui est présente depuis le début du processus, et des observateurs de l’Union européenne, en Guinée depuis un mois ! Ce sont-là des outrances de campagne. Ce qui est sûr, par contre, c’est que je n’accepterai pas le désordre, la pagaille, la prise d’otage du pays, ni que l’on jette des enfants dans la rue. Il n’y aura aucun hold-up, d’où qu’il vienne.

2. Ne peut-on pas dire que vous contrôlez toujours la Commission électorale nationale indépendante (CENI), via son président, Bakary Fofana, qui est l’un de vos proches et, par ailleurs, comment justifiez-vous la disproportion de moyens financiers entre vous et vos concurrents ?

Bakary Fofana n’a jamais été l’un de mes proches. Quant à la Ceni, vous connaissez ma position. Si elle est ce qu’elle est – c’est-à-dire politique – ce n’est pas de mon fait. Je la voulais technique, composée de spécialistes et d’experts électoraux. Mes adversaires s’y sont opposés. J’ai cédé. Qu’ils assument leur choix ! Par ailleurs, quant à la disproportion de moyens financiers,  quelle disproportion ? Je suis président et, parmi mes obligations, il y a celle de visiter toutes les préfectures du pays, ce que personne n’a fait avant moi. J’en ai visité 120 en cinq ans. Je le fais en tant que chef de l’Etat, et je ne vais pas m’arrêter de gérer le pays parce qu’une élection est en vue ! Lorsque je rencontre les gens, ce n’est pas pour leur dire : « Votez pour moi », c’est pour les écouter et tenter de résoudre leurs problèmes. Ne confondez pas tout.

3. Tout de même : au cours de ces tournées, vous distribuez de l’argent. 50 millions de francs guinéens [environ 6 000 euros] pour les femmes, 50 pour les jeunes, 50 autres pour les paysans, etc. Ce n’est pas de l’achat de voix, ça ?

Donc, si je vous suis bien, je devrais, ainsi que mon gouvernement, cesser toute aide aux populations démunies en période préélectorale ? Cela n’a pas de sens. Cet argent, c’est pour l’autonomisation des jeunes, des femmes, etc. Ce n’est pas pour acheter leurs voix, qu’ils donneront à qui bon leur semble. Exemple : je suis allé visiter la sous-préfecture de Dalein, d’où est originaire Cellou Dalein Diallo. Bien que ce dernier ait passé une décennie au gouvernement, en tant que ministre et Premier ministre, il n’y a rien à Dalein, ni marché ni maison de jeunes, encore moins villa, rien. Il faudrait, donc, que je laisse Dalein croupir sous prétexte qu’il y a une élection ? Non. Je suis responsable de ce pays, qui m’a élu.

4. Vos partisans ont un slogan : « Un coup KO. » Gagner au premier tour, c’est votre objectif ?

Evidemment, comme tout candidat. D’autant que mon bilan est là, qui parle pour moi. Malgré Ebola, qui nous a bloqués et isolés pendant deux ans, la Guinée a atteint le point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE). Le grand barrage de Kaléta a été construit, l’administration modernisée, l’armée réformée. Nous avons imposé l’unicité de caisse de l’Etat, mis en place le Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et le statut des magistrats. Et, désormais, la Guinée existe de nouveau sur la scène régionale et internationale, après un demi-siècle d’absence (…).

5. Quelles erreurs avez-vous commises pendant votre quinquennat ?

Nous en avons commis, bien sûr, mais nous les avons identifiées afin de les réparer. Pour l’électricité, par exemple, il aurait fallu, dès le départ, mettre l’accent sur la distribution et laisser la production aux privés. S’agissant de la corruption, ensuite, l’unicité de caisses de l’Etat a porté un rude coup à ce fléau, mais il y avait des failles dans lesquelles se sont glissés les malfrats. Quant à l’Etat lui-même, je ne me suis pas rendu compte à quel point il était inexistant, à quel point l’héritage était miné, à quel point il fallait tout refaire – armée, police, justice, administration. A tel point que, surtout, l’absence de ressources humaines compétentes était criante. De tout cela, j’ai pris depuis la mesure en demandant à des experts extérieurs comme Carlos Lopes et Dominique Strauss-Kahn de nous aider à résoudre nos problèmes de gestion et en faisant appel aux Guinéens qualifiés de la diaspora. Depuis que je suis président, aucun homme politique, aucun journaliste n’a été mis en prison (…).

Imprimer

Cinq questions à Ousmane Bassakoro

Écrit par Jeune Afrique. Publié dans 5 Questions à...

1. Dans quelles conditions avez-vous écrit ce livre ?

Dans la douleur. J'y ai mis tout mon cœur et usé de ma plume en guise d'arme pour me battre à ma façon, celle d'un écrivain, d'un conteur. J'étais alors bien avancé sur un autre livre qui explorait la tradition bambara à travers l'histoire d'un "petit mari" de 8 ans qui s'amourache d'une adolescente.

Articles récents

APPEL NATIONAL A CANDIDATURES
lundi 27 mars 2017
Projet « Formation, Recherche, Environnement dans la Tshopo » (FORETS) Université de Kisangani, Faculté des Sciences B.P. 2012 Kisangani   APPEL NATIONAL A CANDIDATURES ALLOCATION DU FONDS DE SOUTIEN A LA...