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5 questions à Song Dongsheng (*)

Écrit par LE POTENTIEL le . Publié dans 5 Questions à...


1. À Paris, vous avez participé aux discussions sur le financement et la construction du barrage d'Inga III, sur le fleuve Congo. Allez-vous réaliser cet ouvrage ?

Ce projet d'Inga est un rêve pour une société comme la nôtre. Je suis venu à Paris avec la ferme intention de décrocher le rôle de principal contributeur à la construction de ce grand barrage, pour laquelle un appel d'offres est en cours. Nous formons un groupement avec deux autres sociétés, China Three Gorges Corporation et China International Water & Electric Corporation [CWEC]. Pour le moment, nous ne connaissons pas le détail des différents lots du projet, entre la construction du barrage, des générateurs de courant et de la distribution de l'électricité. Il est encore tôt pour dire exactement ce que nous allons faire sur ce chantier [qui doit démarrer en octobre 2015] mais nous sommes confiants, nous y participerons.

2. Le projet de Grand Inga est-il comparable à celui des Trois-Gorges, le plus grand barrage hydroélectrique au monde, construit sur le Yangtsé en Chine ?

Grand Inga [composé de sept barrages] est plus coûteux et plus grand, en taille, que le complexe hydroélectrique des Trois-Gorges, où nous avons exécuté 60 % des travaux. Mais ce dernier était techniquement plus difficile à bâtir. Avec l'expertise que nous avons, la construction d'Inga ne nous posera pas de problème...

3. La République démocratique du Congo estime à 8,5 milliards de dollars le montant nécessaire à la réalisation d'Inga III. De quels appuis disposez-vous auprès des banques ?

Nous avons la chance d'être soutenus par les banques publiques chinoises, en particulier China Exim Bank qui nous suit depuis longtemps sur de nombreux projets. Nous avons d'ailleurs prouvé par le passé que nous sommes capables de proposer des conditions financières particulièrement attractives. Par exemple, pour permettre à la République démocratique du Congo d'être prête à temps pour accueillir le dernier sommet de la Francophonie [en octobre 2012], nous avons pré­financé - pour plusieurs dizaines de millions de dollars - et réalisé en dix mois la nouvelle piste de l'aéroport de Kinshasa. C'est du jamais vu dans le BTP !

4. Quels pays visez-vous en priorité ?

En Afrique francophone, en dehors de la République démocratique du Congo, nous nous positionnons sur les projets de construction de trois ports en Mauritanie (port de pêche à Nouakchott, minéralier et pétrolier à Nouadhibou). En Côte d'Ivoire, nous bâtissons la centrale hydroélectrique de Soubré. Mais nous avons aussi d'importants projets de barrages et de routes en Algérie, au Cameroun, au Gabon et au Mali. D'ailleurs, dans ce dernier pays, où nous construisons le barrage de Félou, nous avons maintenu les cadences malgré les troubles politiques, alors que les autres groupes internationaux rapatriaient leurs équipes.

5. Depuis le début des années 2000, la Chine a fortement poussé ses entreprises à venir en Afrique. À tel point qu'elles dominent aujourd'hui totalement certains secteurs, comme celui des travaux publics... Justement, quels sont vos principaux concurrents sur le continent ? Des groupes comme le canadien SNC-Lavalin ?

Nous ne sommes pas dans une position de domination, mais de collaboration. Chez Sinohydro, nous le prouvons d'ailleurs dans le domaine des ressources humaines, où nous insistons beaucoup sur les transferts de compétences et la formation. Et l'intérêt chinois a été bénéfique à l'Afrique, il a même poussé des groupes - notamment européens - à y revenir, pour nous empêcher de dominer les marchés...Dans le domaine hydroélectrique, nous sommes clairement leaders, grâce à nos coûts bien inférieurs à ceux de nos concurrents occidentaux. En revanche, dans le domaine de la construction de routes et de bâtiments, nous nous heurtons notamment aux français Vinci et Bouygues, via sa filiale Colas.
Tirées de « www.jeuneafrique.com »

(*) Président du géant chinois du BTP Sinohydro

 

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Cinq questions à Me Emmanuel Altit (*)

Écrit par Tirées de www.jeunafrique.com le . Publié dans 5 Questions à...

 

1. Quelle est votre interprétation de la décision des juges de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI)?

Les juges ont considéré que le procureur n’apportait aucun élément probant, que ceux-ci étaient contradictoires, non vérifiables et n’atteignaient pas le seuil de crédibilité exigé pour être pris en considération et justifier la tenue d'un procès. La chambre, suivant nos arguments, note « avec grande inquiétude que le procureur s’est surtout appuyé sur des rapports d’ONG et des articles de presse (...) et que de tels éléments ne peuvent en aucun cas être présentés comme le fruit d'une véritable enquête ».  Cela a une conséquence capitale puisque son argumentation n’est, d’une certaine manière, que la reprise sous forme juridique du « narratif » politique ayant permis de diaboliser le président Gbagbo pour légitimer la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara. Cette version de l’histoire de la Côte d’Ivoire, fabriquée pour les besoins de la cause par les représentants de certaines grandes puissances, est donc remise en question.

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Cinq question à Michel Galy (*)

Écrit par Afrik.com le . Publié dans 5 Questions à...

1. L’Union Africaine (UA) a célébré, le samedi 25 mai dernier, son 50ème anniversaire. Qu’est-ce qu’il y a à retenir du sommet de 50 ans de cette organisation panafricaine ?

Rien de novateur. La décision de créer une brigade d’intervention rapide, une fonction jadis exercée par les corps étrangers en particulier la France (au Mali, par exemple), est le fait marquant de ce sommet. C’est, a priori, une bonne idée car l’Afrique n’aura plus recours à l’appui des forces extérieures, occidentales, françaises et britanniques en particulier.

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Cinq questions à Agamaka Baza-Mata (*)

Écrit par LE POTENTIEL le . Publié dans 5 Questions à...

1.    Quel bilan dressez-vous du cinquantenaire de l’Union africaine ?

Cinquante ans après, le continent africain se retrouve avec, à sa tête, une absence totale de visées hégémoniques par manque de connaissance des références essentielles de l’histoire récente de notre continent. A titre de rappel, la conférence coloniale de Berlin de 1885 dont le but principal était de pérenniser la mainmise du système Occidental sur le peuple et les terres africains, s’est caractérisée, pendant la période coloniale, par le pillage systématique de sol et du sous-sol, la dépravation des mœurs et l’abrutissement des populations par la religion.

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