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Soutien improductif

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Quel mécanisme pour une transition sans Kabila ?

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Tripartite CENI-CNSA-Gouvernement : une rencontre pour entériner la forfaiture de la MP

Écrit par LP, jeudi le . Publié dans Online Dépêches

L’organisation des élections reste un challenge soumis à plusieurs pesanteurs en République démocratique du Congo. Pour cause. La Majorité présidentielle n’entend pas souscrire à des élections qui feront partir du pouvoir leur autorité morale qui a épuisé son deuxième et dernier mandat le 19 décembre 2016. Ainsi, tout est fait pour multiplier des obstacles devant soit renvoyer aux calendes grecques les élections soit bloquer carrément le processus électoral par toutes sortes de subterfuges.

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La situation sécuritaire s’est détériorée dans plusieurs régions de la RDC, selon Maman Sidikou

Écrit par R.O le . Publié dans Online Dépêches

Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC constate que dans un contexte d’incertitude politique, la situation sécuritaire s’est davantage détériorée dans plusieurs régions de la République démocratique du Congo. Il cite notamment une augmentation des attaques ciblées contre les forces nationales de sécurité par les groupes Maï-Maï.

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Le maintien de la paix, version ONU : radiographie d’une impuissance

Écrit par Thierry Vircoulon, enseignant en sécurité et conflit en Afrique, Sciences Po – USPC le . Publié dans Online Dépêches

Pourquoi les missions des Nations unies ont-elles de la peine à instaurer la paix dans les zones en conflit ? Pourquoi n’arrivent-elles pas à stabiliser les pays dans lesquelles elles interviennent ? Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI) et enseignant en sécurité et conflit en Afrique, Sciences Po-USPC, Thierry Vircoulon tâche de lever le coin du voile à travers cette réflexion. Dossier.

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Briefing du RSSG Maman Sidikou au Conseil de sécurité des Nations Unies

Écrit par Stanislas Ntambwe le . Publié dans Online Dépêches

Monsieur le Président,

Dans ce contexte d’incertitude politique, la situation sécuritaire s’est davantage détériorée dans plusieurs régions de la République démocratique du Congo, avec une augmentation des attaques ciblées contre les forces nationales de sécurité par les groupes Maï-Maï. Au Nord Kivu, des attaques à répétition des groupes Maï-Maï contre les positions des FARDC se déroulent dans un climat de tensions entre les communautés Hutu et Nande. Les Forces Alliées Démocratiques ont également tenté de s’emparer de plusieurs positions des FARDC. Au Sud Kivu, les groupes Maï-Maï mènent des attaques contre plusieurs emplacements stratégiques des FARDC depuis la fin du mois de juin. Il y a moins de deux semaines, les Maï-Maï Yakutumba ont attaqué Uvira, la deuxième ville du Sud Kivu, et ont pu être repoussés uniquement grâce à une intervention rapide et robuste de la MONUSCO et à une coordination exemplaire avec les FARDC. La complexité de la situation actuelle au Sud Kivu a été illustrée, de manière tragique, par les évènements survenus à Kamanyola le 15 septembre, lorsque des affrontements ont éclaté entre des demandeurs d’asile burundais et les forces de sécurité congolaises, ces dernières ont recouru à un usage excessif de la force, qui s’est traduite par la mort de 37 d’asile burundais tués et 117 blessés. Un soldat des FARDC a également été tué et six soldats des FARDC ainsi qu’un officier de la PNC ont été blessés. Cette tragédie n’aurait jamais dû se produire. Il convient de noter que deux membres des FARDC ont été arrêtés à la suite de cet incident, et la MONUSCO a diligenté une enquête sur la réponse des casques bleus au cours de cet évènement.

Au-delà des Kivu, dans la province du Tanganyika, les affrontements entre les milices Twa et Luba ont repris sur fond de recrudescence des activités des Maï-Maï Kata-Katanga et de clivages émergents entres plusieurs milices Twa. La situation sécuritaire dans la partie occidentale du pays reste volatile à la suite des affrontements majeurs entre la secte politico-religieuse Bundu Dia Mayala et les forces sécuritaires à Kinshasa et au Kongo Central. Les incidents violents se poursuivent dans la région du Kasaï : ils sont caractérisés par des affrontements entre les milices Kamuina Nsapu et les forces de sécurité et aussi des conflits interethniques.. Je condamne fermement les attaques par les milices Kamuina Nsapu, le recrutement d’enfants, et le ciblage d’écoles, d’églises et autres sites protégés. Je dénonce également l’usage disproportionné de la force et le ciblage délibéré de civils attribués aux forces armées congolaises. La violence doit cesser, et ses auteurs tenus responsables.

Monsieur le Président, 

L’impact de la détérioration de la situation sécuritaire sur la vie des populations civiles sont clairement visibles. Entre les mois de juin et août de cette année, la MONUSCO a relevé 1,329 cas de violations et d’abus des droits de l’homme. Les groupes armés en ont perpétré 533, alors que les acteurs étatiques sont responsables de 769 violations, dont 27 pour cent attribués aux forces armées et 24 pour cent à la police nationale.

La dégradation de la situation humanitaire démontre aussi clairement l’impact du conflit sur la population civile. Nous comptons environ 8,5 millions de personnes – y compris 5,5 millions d’enfants – ayant actuellement besoin d’assistance humanitaire. Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du territoire a atteint 3,8 millions de personnes, et plus de 621,000 congolais ont cherché refuge dans la sous-région. Dans la seule région du Kasaï, quelques 2,8 millions de personnes sont confrontés à des niveaux critiques d’insécurité alimentaire, et plus de 1,5 millions d’enfants continuent de subir les risques de violence, de déplacement et de perte de l’accès à l’éducation et aux services médicaux. 

Monsieur le Président,

Malgré les importants défis auxquels nous sommes confrontés dans cette situation changeante, la MONUSCO n’a cessé d’ajuster son dispositif et sa présence, afin de mieux adapter son empreinte aux priorités énoncées dans la résolution 2348, en vue de maximiser son efficacité et faire face aux réductions budgétaires. La mission a modifié les limites de secteurs afin de permettre à la force de redéployer ses troupes dans les provinces orientales et d’intervenir avec plus de flexibilité à travers le pays. La mission a également amélioré la mobilité de la brigade d’intervention et la présence de la MONSUCO dans la région du Kasaï a été renforcée, notamment grâce au redéploiement du personnel civil, militaire et de la police. Afin de respecter l’effectif maximum du personnel militaire autorisé par la résolution 2348 et satisfaire les nouvelles exigences budgétaires, la mission achèvera bientôt le rapatriement de 1,687 membres du personnel militaire. La MONUSCO est également en train d’introduire et de mettre à l’essai une nouvelle stratégie de «protection par  projection», en particulier dans les zones affectées par la fermeture des bases de la MONUSCO – stratégie conçue pour offrir à la mission une plus grande flexibilité dans la réalisation de son mandat de protection des civils.

Monsieur le Président,

En conclusion, je souhaite souligner l’engagement de la MONUSCO à soutenir, à travers ses bons offices, les principes de l’Accord du 31 décembre; principes qui représentent la seule voie viable de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections crédibles et apaisée en République démocratique du Congo. A l’heure actuelle, la publication d’un calendrier électoral réaliste, l’établissement d’un budget pour la tenue des élections, la mise en œuvre des mesures de décrispation et la garantie du respect des droits et libertés fondamentales sont les principales conditions à remplir pour faire avancer le processus politique.

À cet égard, le soutien des Nations Unies, tout en étant essentiel, ne sera pas suffisant. En effet, les acteurs de la région, notamment l'Union africaine, la Communauté de développement de l'Afrique australe, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et la Communauté économique des États d'Afrique centrale, ont un rôle essentiel à jouer pour aider toutes les parties prenantes en République démocratique du Congo à relever les défis auxquels elles sont confrontées et soutenir les progrès réalisés dans le processus politique en vue de la tenue des élections. Dans ce contexte, la récente visite du Président de la Commission de l'Union africaine représente un précieux renforcement des efforts collectifs de la communauté internationale afin d’aider les acteurs congolais à avancer vers la tenue des élections. Ce n'est qu'en travaillant ensemble et de manière solidaire et en synergie que les obstacles auxquels la République démocratique du Congo se heurte maintenant pourront être surmontés.

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

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M. Sidikou: « un calendrier électoral réaliste et un budget pour les élections feront avancer le processus politique » en RDC

Écrit par Stanislas Ntambwe, jeudi le . Publié dans Online Dépêches

Au cours d’un débat sur le rapport du Secrétaire général de l’Onu sur la Mission des Nations Unies en RDC, tenu mercredi 11 octobre 2017 à New York, le représentant spécial du Secrétaire général l’ONU en République démocratique du Congo, Maman Sidikou a relevé quelques préalables pour, dit-il, faire avancer le processus politique au pays.

Maman Sidikou estimé qu’« A l’heure actuelle, la publication d’un calendrier électoral réaliste; l’établissement d’un budget pour la tenue des élections; la mise en œuvre des mesures de décrispation et la garantie du respect des droits et libertés fondamentales sont les principales conditions à remplir pour faire avancer le processus politique », rapporte Radio Okapi.

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