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Kasaï Occidental : les abeilles empêchent la tenue des audiences publiques

Écrit par LP le . Publié dans Brèves

Les audiences publiques ont repris mercredi 11 octobre au tribunal de paix de Kananga, au Kasaï Central, après une interruption de trois semaines consécutive à l’évasion de la salle d’audience par un essaim d’abeilles, renseigne l’ACP. Un responsable du greffe de cette juridiction a déploré le délabrement du bâtiment abritant ce tribunal, l’insuffisance de locaux et l’absence d’un dispositif sécuritaire pour assurer la protection des biens et autres documents. Il en est de même de non paiement de nouvelles unités et la modicité du personnel de l’ordre judiciaire à la base de fonctionnent au ralenti de ce tribunal où les dossiers relatifs aux cas d’injures publiques, coups et blessures volontaires, l’occupation illégale, menaces, abus de confiance et autre vol simple, sont les plus fréquents.

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Haut-Lomami : deux personnes mortes foudroyées à Malemba Nkulu

Écrit par La rédaction, publié lundi 11 Septembre 2017 le . Publié dans Brèves

La foudre a tué deux personnes lors de la première pluie de la saison,  qui s’est abattue sur le territoire de Malemba Nkulu dans la province du Haut-Lomami  dans la nuit de jeudi à vendredi 8 septembre. Plusieurs  maisons  ont été également détruites. Les localités les plus touchées sont celles de la chefferie  de Mulongo.

Les sources sur place à Mulongo indiquent que la pluie était très fine  et elle est tombée pendant plus d’une heure dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle était accompagnée d’un vent violent, qui a causé plusieurs dégâts: la foudre s’est abattue sur deux personnes qui sont mortes à Twite et à Musumbu, deux localités situées entre 4 et 6 Km de Mulongo Centre.

 

Dans d’autres localités, on dénombre plusieurs maisons écroulées ou ayant perdu leurs toitures. Il s’agit  notamment de Twite, Mutembwa, Musumbu et Kiwewe.

 

L’école primaire Muyombe  dans la localité de Twite, construite en matériaux durable, est parmi les bâtisses écroulées. Les murs de deux salles de classe de première année primaire sont tombées et leurs toitures, emportées.

 

Ceux qui ont perdu leurs biens essayent d’en récupérer quelques-uns, afin de se construire de logis de fortune. D’autres habitants ont trouvé refuge dans de familles d’accueil.

 

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Vers l’interconnexion des établissements d’enseignement supérieur

Écrit par L.P., publié jeudi 07 Septembre 2017 le . Publié dans Brèves

L’interconnexion  des universités  et instituts supérieurs de la RDC  a été au centre  des entretiens  entre  le ministre  de l’Enseignement  supérieur  et universitaire, Steve  Mbikayi et le directeur général  de l’entreprise  Huawei/RDC. Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) qui l’a annoncé à l’ACP, a souligné que la modernisation de l’enseignement  de l’enseignement supérieur  et universitaire  constitue  une priorité  pour le ministre  Mbikayi dans la mise en application du projet  d’interconnexion  sur l’étendue  de la RDC. Le directeur  général  de Huawei a, quant à lui,  affirmé  avoir reçu des assurances  de l’autorité  de tutelle dans le traitement  technique  et de formuler  des propositions  favorables  pour la mise  en œuvre  dudit projet  pour mettre les universités  et instituts  supérieurs  congolais  sur une même  plateforme  d’échanges  interactifs.

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Felix Tshiseke sur RFI

Écrit par RFI, publié jeudi 31 aout 2017 le . Publié dans Brèves

INTERVIEW

Qu’est-ce qui vous permet de dire qu’une élection est encore possible d’ici à la fin de l’année quand la Commission électorale dit que c’est impossible aujourd’hui ?

Parce que tout simplement, nous pensons que pour les présidentielles, en tout cas, il n’y a qu’une seule circonscription, le pays. Je crois que la meilleure des choses à faire, c’est d’organiser les élections présidentielles. Au moins, nous obtiendrons l’alternance.

Vous n’êtes pas au gouvernement, pas au Comité de suivi de l’accord, vous n’êtes pas non plus au sein de la Commission électorale. Comment vous espérez imposer cette présidentielle à la fin de l’année ?

Par la pression. Par la pression à la fois interne et externe.

La pression par la rue ?

Mais nous n’avons que ça, nous ne sommes pas une milice ou une bande armée. Nous n’avons que la rue. Le peuple, les citoyens.

Concrètement, il n’y a pas eu de grands rassemblements depuis un an, le dernier grand rassemblement autorisé c’était cette manifestation le 19 septembre 2016. Comment allez-vous arriver à organiser un mouvement populaire, des manifestations, quand les manifestations sont interdites ?

Vous savez, ce n’est pas, ici, le lieu pour dévoiler nos stratégies. Ce qui est certain, c’est que nous allons canaliser ce ras-le-bol que la population exprime depuis un certain temps.

Mais est-ce que ce n’est pas un peu toujours repousser ? Parce qu’on vous voit organiser des journées ville morte, le gouvernement va dire oui, mais on ne peut pas savoir si c’est une journée d’adhésion ou simplement de peur qui est des problèmes dans la rue. Quand est-ce que vous allez appeler à manifester ?

C’est de l’adhésion, il ne faut même pas en douter. C’est clair, qu’ils obéissent à un mot d’ordre. Il n’y a pas de peur parce que, lors d’une journée ville morte, il n’y a pas d’action, les gens ne sont pas obligés de rester chez eux. S’ils l’observent, c’est par solidarité avec le mot d’ordre lancé.

Comment vous espérez tenir des élections libres, transparentes et crédibles dans le pays quand vous, en tout cas le Rassemblement de l’opposition, critique le manque d’indépendance de la justice, critique également l’environnement politique, la restriction de l’espace politique ?

Nous n’entendons les tenir qu’après le départ de Joseph Kabila. Parce que comme vous le savez, il y avait tout un processus électoral qui était prévu après les accords de la Saint-Sylvestre, qui n’a pas été respecté. Et aujourd’hui, nous entendons dire par le président de la Cénique les élections ne sont pas possibles cette année, que manifestement tout ça a été décidé quelque part par Joseph Kabila. Et comme c’est lui l’empêcheur de tourner en rond, nous disons, il faut qu’il quitte le pouvoir et ainsi nous pourrons organiser des élections crédibles.

Donc ça veut dire une transition, sans Joseph Kabila, avant les élections ?

Nous voyons les choses de cette manière-là. L’ouverture d’une période de transition très courte qui sera dirigée, évidemment, par une personnalité consensuelle, qui selon nous devra s’engager à ne pas être elle-même candidate aux futures élections, conduira le pays à ce scrutin et nous aurons enfin la passation de pouvoir.

Mais il tient toutes les rênes du service de sécurité : l’armée, la police, l’ANR…

Mais il ne tient pas le peuple congolais.

Jusqu’à présent, ça fait presque deux ans qu’on n’a pas vu…

Le dernier mot dans l’histoire du monde est toujours revenu au peuple et la victoire revient toujours au peuple. Ils vont comme ça vivre dans cette illusion pendant un temps, mais ce sera un temps qui va s’arrêter. Et moi je sens qu’il va très bientôt s’arrêter.

Vous avez l’impression d’être soutenu par la communauté internationale. On ne les a pas entendus notamment sur la nomination des membres du CNSA.

Non, je crois que la communauté internationale est pour le respect de l’accord de la Saint-Sylvestre et sa mise en œuvre, donc je crois que ça suffit. Ce qu’il faut après ça, prendre position pour l’une ou l’autre partie, je ne crois pas. Ils ont fait ce qu’il fallait faire, le reste nous appartient à nous Congolais et nous espérons évidemment que lorsque le peuple, qui est le souverain primaire, se sera exprimé dans le sens de sa libération, il y a aura à ce moment un accompagnement de la communauté internationale. C’est plutôt ça que nous attendons et non pas des commentaires sur le CNSA ou que sais-je encore, choses qui sont d’ailleurs foulées au pied par Joseph Kabila et sa bande, qu’ils ne se trompent pas, qu’ils ne pensent pas que leur répression va nous faire peur.

Votre parti, l’UDPS, s’achemine vers un congrès qui était prévu de longue date. Pourquoi avoir décidé de faire ce congrès dans ce contexte un peu difficile ?

Comme vous le savez, nous avons perdu notre président, donc on s’est posé la question de savoir s’il fallait attendre l’enterrement avant de passer au congrès. Mais nous avons l’impression justement, à propos de cet enterrement, que le gouvernement veut jouer avec ça politiquement pour retarder les activités de l’UDPS. Et donc la tendance actuellement est à tenir, à avoir absolument ce congrès quitte à réserver les funérailles nationales à notre leader après.

Le gouvernement dit que c’est plutôt vous qui jouez avec cet enterrement politiquement, pour obtenir des gains politiques, des postes de Premier ministre…

Ils ont joué avec ça pendant un temps, ce n’est pas vrai. A l’UDPS, nous ne sommes ni demandeurs ni preneurs de ce poste. Aujourd’hui, nous voulons réserver à notre leader des funérailles digne de son nom, digne de son rang et tout ce que nous demandons. C’est pour ça d’ailleurs que nous allons demander une souscription, elle est faite déjà, pour nous en occuper nous-mêmes et pouvoir enfin terminer avec toutes ces manœuvres destinées à nous ridiculiser.

 

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