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Attaque contre le camp militaire Tshatshi à Kinshasa : 7 morts, dont 6 assaillants et 1 officier de la Garde républicaine

Écrit par Angelo Mobateli le . Publié dans Online Dépêches


 
Le bilan de l'attaque du camp Tshatshi abritant la Garde présidentielle (commune de Ngaliema) mardi 22 juillet 2014 « vers 14 heures » fait état de « 7 morts, dont 6 assaillants et 1 officier de la Garde républicaine tué à coups de machette ».


Selon le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) cité par BBC, « un communiqué de l'Etat-major devrait suivre dans les prochaines heures ».

« Vers 14 heures, un groupe d’intrus a voulu faire irruption dans l’enceinte du camp Tshatshi. Un petit groupe. Ils étaient en armes. Ils avaient des pistolets, ils avaient des machettes. Ils ont naturellement été stoppés parce que c’est un site stratégique, c’est le siège du ministère de la Défense »,  a déclaré mardi après-midi le porte-parole du gouvernement congolais.

Affirmant qu’« ils ont résisté, ils ont été neutralisés, le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga a dit que « ça a pris assez peu de temps ».
L'identité des assaillants « pas encore connue »

Le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga a dit attendre « un rapport » des services spécialisés avant d’en dire davantage. « On est en train de les identifier. Ça prendra du temps, ce sont des services spécialisés qui s'occupent de cela. Nous attendons un rapport d'un moment à l'autre ou d'un jour à l'autre », a-t-il déclaré.


Depuis mardi après-midi, le calme est revenu dans la ville de Kinshasa où la Garde républicaine s'est déployée dans le quartier présidentiel comprenant le Palais de la nation, dans la commune de la Gombe.

Lorsque les tirs ont retenti au camp militaire Tshatshi, où sont logés des militaires de la Garde républicaine, les habitants des quartiers environnants se sont terrés précipitamment dans leurs habitations.

Le centre-ville (commune de la Gombe), s’est vidé graduellement, chacun s’empressant de rentrer chez lui.

Cependant, aussi bien dans les communes proches de l’aéroport international de N’Djili (Masina, N’Djili, Kimbanseke dans l’Est de la ville) que dans celles de Kasa-Vubu, Kalamu, Ngiri-Ngiri, Makala et Selembao (ouest), les activités n’ont pas été perturbées.

La panique a été observée à Kintambo-Magasins (centre commercial) et dans les quartiers résidentiels, où les coups de feu nourris ont été « très bien » entendus. Parents et enfants se sont « enfermés dans la maison ».

« Nous avons appelé les enfants à rentrer à la maison. J’ai vu une femme pleurant dans la rue après avoir été informée au téléphone par sa fille que +papa kulutu ba kati ye na machette, a kufi+ (le grand frère de papa a été blessé à la machette, il est mort+ », selon un témoin.

Pour l’heure, on ignore encore les « motivations des assaillants » qui ont attaqué  le camp militaire Tshatshi avec « des pistolets et des machettes ».
 


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