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Tripartite Kabila – Sassou- Lourenço à Kinshasa

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans Online Dépêches

Sauf imprévu, Kinshasa accueille ce mercredi 14 février une tripartite qui réunira autour de la table le président Joseph Kabila de la RDC, Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville et João Lourenco d’Angola. Une deuxième en presque deux mois, toujours à l’initiative de Denis Sassou Nguesso. Qu’est-ce qui sera dit à Kinshasa qui ne l’ait pas été à Brazzaville en décembre 2017 ? Des observateurs soupçonnent une démarche visant à pousser l’Angola à soutenir ses deux voisins en déphasage avec les populations respectives.

 

Président en exercice de la CIRGL, Denis Sassou Nguesso tient à imprimer sa marque dans la région des Grands Lacs. Dans la rive droite du fleuve Congo, le dossier de la RDC, pays où la situation politique demeure particulièrement tendue, est suivi de près.

 

Alors encore tout nouveau président de l’Angola, c’est en décembre 2017 que l’Angolais João Lourenço a été associé à Brazzaville à la première réunion de la tripartite, à côté de son homologue de la RDC, Joseph Kabila. Le président Denis Sassou Nguesso a donc jugé important d’impliquer le poids lourd de la région dans son effort de ramener la paix en RDC, où le processus électoral évolue dans des eaux troubles.

 

Dans la suite des échanges de Brazzaville, des sources généralement bien informées rapportent qu’une nouvelle tripartite est prévue incessamment à Kinshasa. Les mêmes sources avancent la date de mercredi 14 février 2018. 

 

Evidemment, à ce stade, les supputations vont dans tous les sens. Personne ne sait prédire avec exactitude ce que les trois chefs d’Etat vont se dire lors de leur prochaine rencontre de Kinshasa. On sait néanmoins que du côté de Brazzaville, le chaos politique dans lequel baigne la RDC est une préoccupation majeure du président en exercice de la CIRGL.

 

Proche voisin de la RDC, Denis Sassou Nguesso redoute une flambée de violences en RDC qui auraient inévitablement de répercussions dans son pays. Aussi s’attèle-t-il à régler le plus rapidement le dossier de la RDC pour permettre à ce pays de retrouver sa stabilité.

 

Mais, le président du Congo/Brazzaville évite de s’engager en solitaire dans le dossier de la RDC. Certes, il est couvert par son étoffe du président de la CIRGL. Ce qui légitime d’une certaine manière son action. Par contre, Brazzaville n’est pas mieux outillé pour s’engager seul sur cette voie. D’où, l’implication de Luanda que le président Sassou cherche à tout prix à obtenir dans la recherche d’une sortie de crise en RDC. 

Conditionner ou impliquer l’Angola ?

 

Première puissance militaire et économique dans la région des Grands Lacs, Luanda passe pour un gendarme à côté de ses voisins du Nord. L’on se rappelle que c’est avec le soutien de l’Angola que la RDC avait pu déjouer la mutinerie menée en 1998 à partir de la base militaire de Kitona (Kongo Central) par un commando rwandais. C’est aussi avec un soutien conséquent de l’Angola que le président Denis Sassou Nguesso a pu sortir gagnant de la bataille qui l’avait opposé aux troupes de l’ex-président Lissouba. En Afrique centrale, rien de durable ne peut donc se faire sans l’Angola.

 

Par rapport à l’Angola, il y a cependant un handicap. Récemment élu à la tête de l’Angola, après le long règne de José Eduardo dos Santos, aux yeux de nombre chefs de l’Etat de la région des Grands Lacs, Joao Lourenço reste encore une énigme.

 

Par ailleurs, ces rencontres successives, toujours à l’initiative du président Sassou, seraient aussi, pensent certains observateurs, une manière pour Brazzaville de conditionner Luanda dont le nouvel homme fort n’a pas encore rassuré Kinshasa concernant sa vision réelle sur la sous région. Même si, côté cour, les deux capitales continuent à entretenir de bons rapports, côté jardin, Kinshasa craint toujours que l’Angola ne lui joue un mauvais tour, à tout moment. De quoi souligner toute l’importance que le président Kabila attache à cette tripartite. C’est l’occasion pour lui d’obtenir de garanties sûres de l’Angola. Ce qui lui permettra de consolider son règne, alors qu’un épais nuage continue toujours à assombrir le processus électoral.

 

Est-ce que la sortie de crise en RDC se négocierait-elle sur l’axe Brazzaville – Kinshasa - Luanda ? L’hypothèse n’est pas exclue. Dans tous les cas, le président Sassou s’active pour impliquer davantage le président Lourenço dans le nouveau deal qui se négocie sur cet axe.

 

Lors de leur dernière tripartite de Brazzaville, les trois chefs d’Etat avaient dans le communiqué final, « réitéré l’appel du président de la CIRGL à tous les acteurs politiques et de la Société civile de la RDC à préserver la paix et à se mobiliser en vue de la mise en œuvre de l’agenda électoral dans l’unité, la sérénité et le dialogue ». Le même document précisait aussi que cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des consultations régulières de la Troïka de la CIRGL avec les Etats membres de la région sur des questions d’intérêt commun, en application des conclusions du sommet de la CIRGL.

 

Wait and see.

 

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