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Forêts : Kinshasa et Brazzaville favorables à la promotion des tourbières de la cuvette centrale

Écrit par Olivier Kaforo le . Publié dans Economie

La gestion forestière dans la cuvette centrale passe, entre autres, par la normalisation des rapports entre différents partenaires. Une stratégie que Kinshasa et Brazzaville veulent expérimenter pour tirer profit de leurs forêts.

Les tourbières découvertes il y a quelques mois par des scientifiques dans la cuvette centrale, dont la RDC et le Congo Brazzaville font partie, est un patrimoine commun qu’il faut bien protéger et dont il faut tirer profit. Raison pour laquelle les délégués de deux pays ont organisé une séance de travail à Kinshasa. Question de rationnaliser davantage les richesses forestières que contiennent les forêts de deux pays.

Dans cette optique, le ministre  de l’Environnement et développement  durable  de la RDC, Amy Ambatobe  et son homologue  de la République du Congo,  Arlette Soudan  Nonault, ont échangé  le samedi 10 février à  Kinshasa sur la nécessité  de mettre en place une coordination pour la protection et la valorisation  des tourbières, récemment  découvertes par les scientifiques en RDC et au Congo Brazzaville. 

La séance de travail  qui a réuni les experts  de deux pays  a permis à  ce derniers de planifier les actions conjointes à  mener dans le cadre de la promotion de ces tourbières afin de les valoriser au profit des populations et de la planète, mais surtout, d’attirer des financements conséquents pour la protection de ces gigantesques  réserves de carbone,  les premières au monde.

Dans un communiqué conjoint qui a marqué  la fin de travaux de Kinshasa, les représentants de deux pays ont réitéré leur engagement à  travailler en synergie  pour la protection de ces tourbières qui, selon les experts, jouent un rôle  important  dans la séquestration de carbone.

Par la même occasion, les deux parties ont promis de continuer à sensibiliser les populations congolaises à l’importance des tourbières ainsi qu’à leur protection.

Pour ce faire, il a été convenu l’organisation, à Brazzaville, au mois de mars prochain,  de la 3ème réunion des partenaires de l’Initiative mondiale sur les tourbières (IMT). À ce sujet, l’option de la mise en place d’un comité conjoint pour l’organisation de ladite rencontre  a été  levée.

Hormis la RDC, la réunion de Brazzaville devra regrouper les autres pays des régions tropicales couvertes par les tourbières, à  savoir l’Indonésie et le Pérou. La rencontre de Brazzaville devra également favoriser le renforcement des capacités de parties prenantes pour la conservation, la restauration et la gestion à long terme des tourbières.

À Brazzaville, il sera également question de trouver un consensus sur la vision à  l’horizon 2050, les objectifs stratégiques 2020-2030 ainsi que les étapes-clés pour une action conjointe de 2018-2020 par les partenaires de l’IMT.

Rappelons que les tourbières récemment découvertes dans la cuvette centrale (RDC-Congo-Brazzaville), couvre environs 145.000 kilomètres carré. Ces espaces marécageux ont piégé près de 30 milliards de tonnes de dioxyde de carbone.

Le stock de carbone qui est piégé dans cette tourbière équivaut à trois ans d’émissions mondiales liées aux énergies fossiles ou à vingt années des émissions des États-Unis liées aux énergies fossiles ou autant que l’ensemble du carbone stocké au-dessus du sol dans les 228 millions hectares des forêts du bassin du Congo.

 

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