A la Une

Mgr Ambongo : « L’interdiction des marches est anticonstitutionnelle »

Mgr Ambongo : « L’interdiction des marches est anticonstitutionnelle »

Le vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et évêque coadjuteur...

Cuisine interne

Cuisine interne

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti phare de la Majorité...

ASF-RDC appelle les congolais à l’éthique et la considération de l'autre

ASF-RDC appelle les congolais à l’éthique et la considération de l'autre

L’Ong ASF invite la presse à cultiver le caractère sacré de la patrie pour « barrer la route à...

RDV du 23 décembre : la décrispation bat de l’aile

RDV du 23 décembre : la décrispation bat de l’aile

Entre l’Opposition, appuyée par les forces vives, et le pouvoir des divergences majeures...

Emboiter le pas

Emboiter le pas

Pendant qu’on l’attend sur le terrain, à côté du peuple qui réclame l’application intégrale de...

Imprimer

RDC-25 février : une 3ème marche pour « dire non à la dictature »

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Après les deux marches pacifiques du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018, le Comité laïc de coordination (CLC) revient en charge pour continuer la lutte pour l’application de l’Accord du 31 décembre 2016 et le respect de la Constitution.

Une troisième marche pacifique est ainsi programmée, le dimanche 25 février, sur l’ensemble de la République démocratique du Congo, selon un communiqué du CLC daté du 10 février. Ce nouvel appel est lancé au lendemain de la messe de requiem en mémoire des 7 victimes tuées lors de la marche du 21 janvier.

Dans ce nouvel appel lancé à tous les Congolais sans distinction d’obédience religieuse ni appartenance politique, le CLC durcit le ton contre la majorité au pouvoir et use des mots durs.

Cette troisième marche est pour « dire non à la dictature ». Le CLC ne se voile plus la face. La majorité au pouvoir n’a réservé qu’une fin de non-recevoir aux revendications du peuple exprimées lors des deux premières marches. Le chef de l’État Joseph Kabila lui-même, lors de sa conférence de presse du 26 janvier, est resté insensible aux initiatives de marches pacifiques du CLC. Le président de la République a qualifié de « fauteurs de trouble » ceux qui marchent, estimant qu’ils veulent amener la RDC dans une voie incertaine. Le chef de l’État n’a fait aucune concession ni par rapport à la décrispation politique encore moins par rapport à l’ouverture de l’espace politique aux manifestations politiques.

Pire, bien que la Constitution garantit le droit à tous les Congolais de manifester pacifiquement, en tenant juste informée l’autorité de la ville, le président de la République voudrait qu’une loi spécifique viennent règlementer l’organisation des manifestations politiques. Bref, c’est donc le statuquo. Le pouvoir n’entend ni revenir à l’Accord de la Saint sylvestre qui est, selon lui, déjà appliqué ni arrêter avec l’interdiction et la répression des manifestations pacifiques. En revanche, Joseph Kabila et sa majorité veulent que tout le monde s’aligne, sans broncher ni réclamer un quelconque droit, pour les élections prévues le 23 décembre 2018.

Mais, ce serait sans compter avec le courage du Comité laïc de coordination qui dit niet à cette imposture de la Majorité présidentielle. Ainsi, le CLC appelle les Congolais à se mettre « debout pour barrer la route à la présente dictature ». Pour les laïcs catholiques, cette dictature est le « premier obstacle à l’organisation des élections libres, transparentes et apaisées ». « Nous voulons des élections », clame le CLC. Comme pour répondre au chef de l’État qui veut que l’opposition se prépare aux élections plutôt qu’à organiser des marches, le CLC répond « Oui nous les (ndlr : élections) voulons, libres, démocratiques, transparentes et inclusives ». En clair, le CLC ne veut pas « des élections truquées et manipulées d’avance, qui ne garantissent pas la paix, ni avant ni après les élections ».

C’est donc un CLC déterminé à aller avec des manifestations pacifiques jusqu’au bout face à un pouvoir qu’il juge « arrogant », « méprisant » et « insouciant ». Et de prévenir : « Nous n’irons jamais dans la violence. Nous n’accepterons jamais que des Congolais portent la main sur d’autres Congolais ! Leur violence et leurs balles ne triompheront pas de notre amour du Congo et des Congolais ».

Dans ce communiqué, le CLC interpelle aussi l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies à ne pas se limiter simplement aux condamnations face à un régime qui tue son propre peuple. « Notre peuple interpelle aussi le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, l’Union Africaine, et l’Union Européenne, afin qu’ils aillent au-delà des condamnations de principe, car ils sont des témoins non seulement du blocage du Processus électoral par le Président Kabila mais aussi des atrocités et de la barbarie qui émaillent ce processus ».

La communauté internationale est ainsi mise devant ses responsabilités pour agir en conséquence. Pour autant, le CLC estime qu’ « il est encore temps d’éviter que la RDC ne sombre dans la violence susceptible d’entrainer toute la sous-région dans le chaos ».

 

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

Le vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et évêque coadjuteur de l’archidiocèse de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo, revient sur la dernière déclaration de l’assemblée plénière...
More inA la Une  Société  A la Une  Sports  A la Une  

Facebook FanBox