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Les mouvements citoyens plébiscitent Laurent Monsengwo pour diriger la transition

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Les mouvements citoyens restent convaincus que le président Joseph Kabila ne pourra pas organiser des élections apaisées et crédibles. Dès lors, ils continuent de mener un lobbying auprès de la communauté internationale en vue d’une transition sans l’actuel chef de l’Etat dont le mandat a expiré depuis le 20 décembre 2016. Sur un panel d’une douzaine de personnalités de la Société civile, le vote citoyen organisé par ces mouvements de la Société civile vient de plébisciter le cardinal Laurent Monsengwo comme « administrateur »de la transition post-Joseph Kabila.

La tenue d’élections du 23 décembre 2018 reste une gageure dans l’état actuel des choses en République démocratique du Congo.  Le processus électoral est torpillé de toutes parts au point qu’il est illusoire d’espérer l’organisation d’élections selon le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante.

En effet, le régime en place à Kinshasa a tout verrouillé. Les manifestations politiques sont interdites, sinon réprimées dans le sang. Les deux marches pacifiques des chrétiens, le 31 décembre 2017 et le 21 janvier 2018, sont la preuve que la majorité au pouvoir a instauré un régime de terreur qui ne favorise pas un processus électoral apaisé encore moins crédible. Plusieurs acteurs politiques sont en prison pendant que d’autres sont contraints à l’exil. Les médias sont ouverts aux seuls partis du pouvoir.

Autant de faits qui réconfortent les mouvements citoyens dans leur position : il faut une transition sans le président Joseph Kabila pour organiser un processus électoral apaisé et crédible.  Ayant déjà épuisé ses deux mandats constitutionnels, l’actuel chef de l’Etat ne veut pas organiser les élections qui le feront partir du pouvoir. D’où, il y aura toujours de blocage dans le processus qui mène à la tenue d’élections en RDC.

C’est dans cette perspective que les mouvements citoyens font le lobbying dans les capitales occidentales pour une transition sans Joseph Kabila.

Monsengwo, personnalité neutre

C’est depuis décembre 2017 que le mouvement citoyen « Paix et Solidarité » a publié le résultat final du « vote citoyen » organisé en novembre 2017, pour choisir un « Administrateur » susceptible de diriger une transition sans le président Joseph Kabila.

D’après ce résultat, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya vient en tête avec 3.581.423 voix. Par cette victoire, l’archevêque de Kinshasa devient la personne la mieux indiquée pour diriger la transition en RDC, selon ces mouvements citoyens. Le mouvement « Paix et Solidarité », organisateur de ce « vote citoyen », en RDC et à l’étranger, l’« Administrateur » élu fait office de chef d’Etat pour une transition devant remettre le processus électoral sur le rail.

Ce vote était destiné aux mouvements citoyens congolais basés tant en RDC qu’à l’étranger. Au niveau national, des locaux des églises et écoles ont servi de bureaux de vote. Au total, il y avait douze candidats. Outre le cardinal Laurent Monsengwo, il y avait notamment comme candidat, le docteur Denis Mukwege, Mgr André Bokundua de l’ECC, Mgr Marcel Utembi, Mgr Fridolin Ambongo.

Le mouvement « Paix et Solidarité » s’est inspiré de l’article 64 de la Constitution pour organiser ce vote citoyen. Cet article stipule que, « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu, ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ». Pour Pitchou-Roland Shomongo, coordonnateur du mouvement citoyen « Réveil citoyen congolais (REC)», « C’est la finalité de notre action qui va se réaliser bientôt pour restaurer notre Constitution ».Selon lui, « L’administrateur vient d’être désigné par le peuple congolais sur une liste proposée par le souverain primaire, selon l’article 5 de la Constitution qui stipule : +La souveraineté nationale appartient au peuple+ ».

Plusieurs mouvements citoyens en RDC ont participé à ce vote, notamment Filimbi, Lucha, Congolais Debout, Compte à Rebours, Il est temps, Réveil citoyen congolais, etc. Le coordonnateur de «Réveil citoyen congolais » (REC), qui a voté pour le cardinal Monsengwo Pasinya, pense qu’« aujourd’hui, les discours, les dialogues, les villes mortes ne suffisent plus pour faire respecter la Constitution du 18 février 2006 et toutes les solutions politiques ont également échoué ».

Cet activiste est d’avis que ce n’est que de cette façon que le pacte républicain peut être préservé. « La situation socio-politique nous oblige à agir dès maintenant et nous ne pouvons plus attendre une quelconque date pour sauver notre pacte républicain qui est la Constitution du 18 février 2006 …Nous ne sommes pas obligés d’accepter un président usurpateur du pouvoir et en fin de mandat de demeurer au fauteuil jusqu’à l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle que nous savons tous d’avance douteuse », soutient Pitchou Shomongo.

 

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