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A la cathédrale du Centenaire protestant, Jean-Charles Okoto se souvient de M’Zée Kabila

Écrit par Cyprien Kapuku le .

A la cathédrale du Centenaire protestant où un culte d’actions de grâce a été rendu au Seigneur, le mardi 16 janvier, en mémoire du héros national, Jean-Charles Okoto Lolakombe, fils idéologique de Laurent-Désiré Kabila, y est allé avec une pensée saine et pieuse. Une occasion pour l’actuel ambassadeur de la République démocratique du Congo en Chine de rappeler la vision de Mzee, celle de faire de la RDC un pays véritablement souverain et fort au cœur de l’Afrique. Ce sont, entre autres raisons, qui ont conduit à son assassinat, affirment certains observateurs de la scène politique congolaise.

Depuis leur premier contact, Mzée et Okoto ne se sont plus séparés. Les deux hommes avaient le même idéal, celui de l’affirmation du Congo comme un pays libre et indépendant, capable prendre son destin en main. Fort de cette conviction malheureusement freinée par les ennemis du peuple et dont heureusement son fils, le président Joseph Kabila, tente de perpétuer, Okoto, connu pour ses prises de position dans le cadre de la défense des intérêts de la République, était de tous les combats.

Les prouesses diplomatiques

Ministre des Affaires étrangères pendant les durs moments de l’histoire politique de la RDC, une nation victime d’une campagne de diabolisation et écartelée entre différentes rébellions, Jean-Charles Okoto avait toute la charge sur ses épaules. En fin diplomate et sachant par ailleurs combiner le franc-parler à la doctrine diplomatique de conviction, ce diplomate a su renverser les montagnes en plaidant et obtenant gain de cause dans ce qu’il convenait de considérer comme un complot international ourdi contre son pays, la République démocratique du Congo.

Il sera à la base des rencontres de haut niveau entre feu le président Laurent-Désiré Kabila et certains dirigeants mondiaux, au moment où la RDC était dans une sorte d’un isolement diplomatique. Jean-Charles Okoto avait trouvé les moyens de briser glace.

Certes, un succès diplomatique retentissant qui n’a pas laissé indifférent le Soldat du peuple, Mzée Laurent-Désiré Kabila. Cette prouesse d’une rare intelligence a fait de Charles Okoto l’un des hommes politiques respectés de Mzée Kabila, nous disait-il lors d’un entretien dans sa résidence diplomatique de Pékin.

Loin d’être un fait du hasard, le patriotisme de cet ancien ministre des Affaires étrangères a été une fois encore mis en exergue lorsqu’on lui confia la gestion de l’ancienne province du Kasaï Oriental. Là encore et comme il fallait s’y attendre, l’homme, à la tête de cette province richement stratégique et proche de Kinshasa, a opposé une résistance farouche aux forces rebelles qui avaient l’habitude de récupérer certains coins du pays sans connaître la moindre résistance. Du coup, le régime de Kinshasa a eu la vie sauve.

Une preuve de loyauté

Aujourd’hui orphelin de Mzée, comme d’ailleurs les sont la plupart des Congolais, Jean-Charles Okoto est resté toujours attaché à sa vision, dix-sept ans après sa mort. Une preuve de loyauté et de constance politique. Même à ce jour, au moment où le bateau PPRD est presque mal embarqué, Charles Okoto continue d’afficher une loyauté sans pâlir aux directives et orientations de ce parti politique dans lequel il appartient.

Ce n’est pas pour rien qu’il est à la tête de la mission diplomatique de la RDC en Chine. Et depuis sa nomination à ce poste, Okoto a été au cœur des négociations qui ont conduit à l’arrivée massive d’investisseurs chinois en RDC. La dernière en date est l’arrivée en terre congolaise de deux hauts responsables des banques de développement et d’investissements. Ces deux géants de la finance internationale sont prêts à injecter une partie de leur capital au profit de développement de la RDC.

Voilà un exemple que les politiques congolais peuvent suivre, surtout en cette période où le jeu politique en République démocratique du Congo est caractérisé par une inconstance. A la Majorité présidentielle comme dans l’Opposition, les aller-retour se font aussi facilement. L’idéal et la discipline politique n’est plus à l’ordre du jour.

Alors qu’on se rapproche des échéances électorales, dans la famille politique du chef de l’Etat, l’heure est à la recherche de celui va porter haut le flambeau de cette plateforme politique. De surcroît, qui sait, on n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle dont seul le président de la République en a le secret, comme pourrait l’être la désignation de Jean-Charles Okoto de hautes fonctions.

 

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