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Décrispation politique : marge de manœuvre étroite pour Olenghankoy

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

C’est en mission de décrispation politique que le président du CNSA Joseph Olenghankoy s’est retrouvé, à Lubumbashi en face de Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Qu’est-ce qu’il faut attendre de la suite de cette rencontre hyper médiatisée par les médias proches du pouvoir à Kinshasa quand on sait que la décrispation politique tant souhaitée et tant attendue par tous n’est finalement qu’un vœu pieux. Des arrestations arbitraires, l’insécurité et tant d’autres abus vécus au quotidien ne peuvent nullement faciliter la décrispation. Tout dépend de la volonté du pouvoir en place. D’où la marge de manœuvre étroite voire inexistante pour Joseph Olenghankoy, président du CNSA.

Le président du Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 (CNSA), Joseph Olenghankoy, tente de jouer sa difficile partition dans la décrispation politique pour s’occuper des cas Diomi, Diongo, Muyambo, Kyungu et Katumbi.

Le face-à-face suffisamment relayé par les médias proche du pouvoir, entre le président du CNSA, Joseph Olenghankoy, et le président du Rassop Grand Katanga, Kyungu wa Kumwanza, a eu lieu vendredi 22 décembre à Lubumbashi. Une rencontre non officielle, a-t-on appris.

D’après le président du Rassop Grand Katanga, le président du CNSA est allé lui faire part de sa démarche qui se base principalement sur l’organisation des élections apaisées en RDC. « L’essentiel pour nous, c’est d’aller aux élections dans le calme », a affirmé l’ex-président de l’assemblée provinciale de l’ancienne province du Katanga. « Le président Olenghankoy nous a aussi parlé de la décrispation politique à venir », ajoute-t-il.

Kyungu wa Kumuanza a rappelé également qu’ils ne sont pas ennemis mais sont tous fils du pays tout en saluant l’initiative de Joseph Olenghankoy.

« On est les enfants d’un même pays. Nous n’avons qu’un seul pays, le nôtre, la République démocratique du Congo. Il y a la diversité d’idées, il y a la diversité d’opinions. Mais, on n’est pas des ennemis. Il est venu me voir en sa qualité du président du CNSA et j’appuie la démarche dans le sens de la décrispation pour que nous allions aux élections pas dans le déchirement mais plutôt dans la paix et dans la concorde, et dans la fraternité et que le meilleur l’emporte. Nous n’avons pas besoin de nous entredéchirer pour ça », a-t-il conclu.

Aussitôt, des questionnements se posent. Quelle est la marge de manœuvre de Joseph Olenghankoy ? Pourra-t-il prendre le risque de froisser les caciques de la MP pour réussir la carte qui n’est pas passée au Centre interdiocésain, celle de la décrispation politique effective ?

A tout prendre, la décrispation politique tant souhaitée et tant attendue par tous n’est finalement qu’un vœu pieux. Des arrestations arbitraires, l’insécurité et tant d’autres abus vécus au quotidien ne peuvent nullement faciliter la décrispation. Tout dépend de la volonté du pouvoir en place, d’où la marge de manœuvre très réduite, voire inexistante pour Joseph Olenghankoy.

Le président du CNSA, qui s’est lui-même placé à la tête d’une mission dite de décrispation, entend plaider les cas des personnalités politiques auprès du gouvernement, particulièrement le ministère de la Justice et Garde des sceaux, afin qu’elles recouvrent pleinement leur liberté. L’objectif étant de restaurer un climat de paix et de confiance mutuelle en cette période préélectorale.

Pourtant la suite d’événements depuis la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre démontre ouvertement la volonté de bloquer l’application de l’accord. Les prisonniers politiques croupissent à la prison centrale de Makala ; pire, d’autres encore ont été incarcérés de la manière la plus cavalière. Le cas du député Franck Diongo est illustratif.

Entre-temps, de nombreux Congolais toujours contraints à l’exil, faute d’un décret gouvernemental les autorisant à regagner le pays en toute quiétude, sans crainte des poursuites judiciaires. Certains prisonniers ont toujours affirmé par le canal de leurs avocats que les motifs attribués à leurs causes sont fallacieux. Le véritable motif pour lequel ils ont été embastillés est politique.

Pour tout dire, la décrispation politique dépend de la volonté du pouvoir en place. A moins de chercher à entretenir délibérément la tension politique et la confusion.

 

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