A la Une

Prenant ses distances avec la MP : Gizenga dénonce des « tueries barbares » lors des marches

Prenant ses distances avec la MP : Gizenga dénonce des « tueries barbares » lors des marches

* Des mesures de décrispation doivent être appliquées * le Palu est engagé en faveur de...

La rupture

La rupture

La scène politique congolaise est en ébullition. Les acteurs politiques congolais retrouvent...

Le ton monte

La République démocratique du Congo court à l’implosion si rien n’y est fait pour faire échec à...

Tentative de sabotage de la marche du 31 décembre : Infiltration programmée des paroisses catholiques

Tentative de sabotage de la marche du 31 décembre : Infiltration programmée des paroisses catholiques

L’appel lancé par le CLC pour une marche populaire le 31 décembre 2017 a mis les services de...

Parcours biaisé

Parcours biaisé

Le président de la République a promulgué, dimanche 24 décembre, depuis Lubumbashi où il se...

Imprimer

RDC : Global Witness satisfait de l’appel à la révision de la proposition française sur l’expansion de l’exploitation industrielle du bois

Écrit par S.NT/G.W le . Publié dans Online Dépêches

Global Witness accueille avec satisfaction l’appel lancé par un comité de la RDC demandant à l’Agence Française de Développement (AFD) de revoir en profondeur leur proposition concernant l’expansion de l’exploitation industrielle du bois. C’est la deuxième fois que cette proposition controversée est rejetée par ce comité congolais.

Depuis l’annonce de la proposition de projet en mars cette année, la communauté scientifique ainsi que des organisations incluant Global Witness on fait part de leurs vives inquiétudes quant à l’impact désastreux qu’aurait ce projet sur la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Ce comité de la RDC, comprenant des bailleurs ainsi que des représentants de la société civile et des gouvernements, a confirmé le rejet de la proposition pour la deuxième fois, et demande des changements majeurs dans une résolution publiée récemment.

Leurs demandes incluent les points suivants : la proposition doit mener à une réduction des émissions des gaz à effet de serre causées par la déforestation et la dégradation des forêts ; l’offre doit spécifier que la non application des lois donne lieu à un retour de la concession au domaine de l’état ; plus d’importance doit être accordée à la gouvernance forestière, notamment sur les procédures de plaintes et de suivi ; l’assurance que l’objectif de cette proposition ne soit pas la levée du moratoire sur l’allocation de nouvelles concessions forestières ; l’exclusion des zones de tourbière et autres zones potentiellement riches en biodiversité de toute future concession ; l’assurance que le soutien à l’exploitation industrielle et artisanale n’inclut pas de co-financements ou soutiens opérationnels aux entreprises.

Jo Blackman, Directrice de campagne chez Global Witness, a déclaré : « Nous accueillons avec satisfaction les demandes émises par le comité. Cependant le soutien des bailleurs gouvernementaux aux exploitants forestiers industriels, qu’il s’agisse d’un appui direct ou indirect, ou qui accompagne la mise en conformité légale de ces opérateurs, n’a pas sa place dans un programme visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. »

Le projet avait été soumis pour un financement auprès de l’Initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale (CAFI, en anglais) principalement financée par la Norvège ayant engagé près de $200 million USD pour réduire les émissions de gaz à effet de serre causés par la déforestation et la dégradation des forets (REDD, en anglais). La France est désormais à la présidence de cette initiative.

Jo Blackman a ajouté, « Abritant la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, la RDC a un rôle crucial à jouer dans la lutte contre le changement climatique. Cependant les bailleurs doivent soutenir la RDC dans l’atteinte des objectifs qu’elle s’est fixés dans son plan climat. Ceci doit passer par la lutte contre l’expansion de l’exploitation industrielle du bois et la mise en place de mesures garantissant la préservation des forêts de la RDC. »

L’Agence française de développement doit maintenant prendre la décision de réviser en profondeur leur proposition pour la soumettre à nouveau, ou bien d’abandonner ses plans.

Jo a conclu : « Le nouveau Ministre français de la Transition Ecologique, Nicolas Hulot, a reconnu, à juste titre, le rôle majeur des forêts dans la lutte contre le changement climatique. Le Président français Emmanuel Macron a récemment réuni un sommet international sur le climat à Paris au mois de décembre. Il est temps pour le gouvernement français d’abandonner tout projet d’appui à l’expansion de l’exploitation industrielle du bois en RDC. »

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

La libération des prisonniers et le retour libre au pays des exilés politiques repris dans l’Accord du 31 décembre 2016 est la condition pour avoir les élections démocratiques en RDC. Ce propos est d’Olivier...