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Preuve de sagesse

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Le Projet de la révision de la loi électorale continue à défrayer la chronique politique de la RDC. Au niveau de l’Assemblée nationale, les députés de la Majorité présidentielle (MP) sont restés fidèles au calcul de leur famille politique en adoptant dans une écrasante majorité le projet leur soumis par le gouvernement.

Le contraire aurait d’ailleurs étonné, car les élus de la MP ont eu à un traitement financier pour agir dans le sens. Une fois de plus, le Trésor a été saigné à blanc.

A l’absence des députés de l’Opposition, la MP a donc dicté sa loi. Mais, la mouture sortie de l’Assemblée nationale est en contradiction avec quelques principes de la Constitution, clament nombre d’analystes. Concrètement, deux dispositions de cette loi électorale révisée posent problème, à savoir le seuil d’éligibilité fixée à 1% et la caution aux législatives, soit l’équivalent de 1.000 Usd par siège.

Dans la version adoptée à la chambre basse du Parlement, il y des options qui fâchent. Même les ministres du gouvernement issus de l’Opposition ne se retrouvent pas dans la mouture qui a été votée à l’Assemblée nationale.

Désormais, les projecteurs sont braqués sur les sénateurs qui doivent examiner en seconde lecture le projet de la révision de la loi électorale. Le Sénat est réputé être la Chambre des sages. Dès lors, les Congolais attendent qu’ils fassent effectivement preuve de sagesse.

Ils devront privilégier la consolidation de la jeune démocratie congolaise et le consensus politique afin de sauvegarder les acquis de Sun City sur base desquels est née la Constitution de la 3ème République.

Comme en 2015, ce sont les sénateurs qui avaient amendé sensiblement la loi électorale de l’époque en ôtant la disposition qui liait la tenue d’élections au recensement général de la population. Ce geste des sénateurs avait contribué à baisser la tension dans la République. On a encore frais en mémoire les folles journées de 19, 20 et 21 janvier 2015. Pourvu qu’il n’en soit plus le cas avec le projet en cours d’examen au Parlement.

La balle est donc dans le camp des sénateurs. Ils doivent faire preuve de sagesse en ramenant la loi électorale révisée dans la ligne de la Constitution. Il s’agit pour l’essentiel de sauver le processus électoral en évitant au pays une dérive qui renverrait aux calendes grecques la ténue d’élections. Le Sénat ne doit donc pas céder à cette énième provocation de la majorité au pouvoir.

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