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Mauvais départ !

Écrit par (Le Potentiel) le . Publié dans A la Une

La mise en œuvre du calendrier électoral de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) souffre déjà avec la non-tenue, dans le délai, de la première contrainte à savoir "la promulgation de la loi électorale" prévue le 30 novembre 2017.

Autant dire que c’est le premier glissement du calendrier électoral. Ce non-respect du premier délai dans la levée de la première contrainte est un mauvais présage.

 

Aujourd’hui 5 décembre, cinq jours après ce délai butoir, la loi électorale à réviser est toujours en discussion à l’Assemblée nationale. Cela va, à coup sûr, influer sur le chronogramme général des élections. Quand on sait que la Majorité présidentielle est en quête des prétextes pour retarder le plus longtemps possible la tenue d’élections, il y a lieu de craindre que la date du 23 décembre 2018, arrêtée pour les premières élections par la centrale électorale, ne soit pas respectée.

 

La mauvaise foi des partisans du statu quo fait que des divergences persistent au sujet du contenu du projet de la loi électorale. Principalement sur trois points, à savoir le seuil de représentativité pour être élu au Parlement, la caution de 450 000 francs congolais pour se présenter aux législatives ainsi l’apparentement à un parti politique.

 

Ce projet de loi a suscité beaucoup d’inquiétudes et de protestations de la part des députés nationaux, surtout en ce qui concerne le seuil de 3% des voix à accomplir par les partis politiques pour espérer gagner un siège au Parlement. D’ores et déjà, les députés de l’opposition ont déjà rejeté cette nouvelle loi électorale.

 

Tout aussi, le principe d’apparentement des partis pour concourir aux législatives joue en faveur de grands partis. Cela voudrait dire que les petits partis, tout comme les indépendants, ne peuvent plus concourir aux scrutins législatifs. Leur seule voie de survie est de s’apparenter à un grand parti qui, à terme, portera leurs voix. En clair, le projet de loi électorale révisée balise la voie à l’émergence d’un parti-État. Ce qui a toujours été le rêve du PPRD, le parti présidentiel.

 

À tout prendre, puisque l’échéance du 30 novembre 2017 n’a pas été tenue pour la loi électorale, c’est un mauvais présage pour la suite du processus.

 

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