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Projet controversé

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Le vœu des Congolais et de la communauté internationale est  que le processus électoral en cours soit apaisé et crédible de manière que les résultats qui sortiront des scrutins puissent être acceptés par tous. Visiblement, il n’y a que la Majorité présidentielle qui rame à contre-courant de cet objectif. La MP fait tout pour que le processus électoral en cours ne soit ni apaisé ni crédible.

Après avoir retardé les élections de plusieurs mois déjà, la Majorité au pouvoir s’emploie à créer des tensions inutiles. Le cas le plus patent est la révision du projet de loi électorale déposé à l’Assemblée nationale par le gouvernement. Les observateurs indépendants sont unanimes : les innovations contenues dans ce texte sont inopportunes et donc le projet de loi est controversé.

Personne ne s’explique que, pendant une période trouble comme celle que le pays traverse, la Majorité au pouvoir puisse présenter un projet de loi électorale qui s’écarte totalement du pacte républicain conclu à Sun-City. Dans l’esprit des participants au dialogue inter-congolais en Afrique du Sud, il fallait un système électoral sans seuil pour un pays post-conflits comme la RDC et, de surcroit, une jeune démocratie.

C’est ce qui a été mis en application tant en 2006 qu’en 2011. Il garantissait, pour les législatives, que celui qui gagne, ne gagne pas tout, et que celui qui perd, ne perd pas tout. C’est un juste milieu qui a fait que la représentation au niveau de l’Assemblée nationale puisse être équilibrée, où même des indépendants ont pu gagner de sièges.

Hélas ! Avec la disposition  actuelle du seuil de 3% de représentativité de suffrages pour obtenir un siège au Parlement, on fait la part belle uniquement aux partis politiques nantis, en l’occurrence le parti présidentiel, le PPRD. Ayant l’avantage de s’être servi dans les caisses de la République, ce parti pense ainsi devenir ultra majoritaire avec l’actuel système afin d’imposer plus tard la modification de la Constitution, sans recourir à un quelconque allié.

Il n’y avait pas d’opportunité d’introduire ces innovations dictées par le simple calcul politicien. On ne sait pas à quel jeu joue la Céni qui, sans surprise, appuie le projet du gouvernement. Le plus simple est de revenir au principe convenu à Sun-City pour éviter des tiraillements. Ce qui devrait crédibiliser, ipso facto, le processus électoral.

 

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