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Alternance démocratique : le Rassemblement promet de poursuivre le combat

Écrit par Le Potentiel le .

Sur l’ensemble du territoire, on a dénoncé un mort et plusieurs interpellations, dont certains ténors du Rassop. Malgré cette répression, le Rassop promet de ne pas lâcher prise. Il attend poursuivre son combat pour l’alternance démocratique.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement n’ont pas pu marcher comme ils le souhaitaient le jeudi 30 novembre. Le régime en place a quadrillé les grandes villes de la République pour étouffer toute tentative de marche. En effet, le 30 novembre 2017, le Rassop, principale plate-forme de l’Opposition, avait annoncé des manifestations dans les grandes villes de la RDC pour protester contre le calendrier électoral de la Céni et le projet de loi électorale en cours de discussions à l’Assemblée nationale.

C’est par des coups de feu en l’air, des tirs de gaz lacrymogène, des coups de matraque ainsi que des interpellations que les forces de l’ordre et de sécurité sont parvenues à décourager toute manifestation dans plusieurs grandes villes de la RDC. Malgré tout, la marche projetée par le Rassop s’est plutôt muée en une ville morte sur les grandes villes du pays.

Cependant, face à l’attitude peu républicaine des forces de sécurité, le Rassemblement, organisateur des manifestations à travers les principales villes du pays, a condamné l’interpellation et la répression dont ses membres ont été victimes le jeudi 30 novembre 2017.

Christophe Lutundula, l’un des responsables du Rassop, a salué le courage des manifestants qui ont bravé l’interdiction de manifester.«Je salue le courage et l’héroïsme de tous les compatriotes qui, à travers le pays, ont manifesté en réponse à l’appel du Rassemblement et de certains mouvements citoyens. Je voudrais stigmatiser la répression aveugle du pouvoir dont certains d’entre eux ont été victimes. Parmi ceux-là, je cite notre président interfédéral au Kasaï Oriental Me John Mbombo, qui a été enlevé, tabassé, torturé et les creuseurs l’ont trouvé presqu’inanimé dans un ravin. Il est en soins intensifs. Je pense aussi à Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Le fils Endundu», a déclaré Christophe Lutundula à Radio Okapi.

Le combat continue

Il a recommandé aux Congolais de poursuivre ce combat «jusqu’à la victoire finale», c’est-à-dire l’alternance démocratique au sommet de l’Etat.«La marche, pour nous était une occasion de démontrer que le régime Kabila  est un régime de dictature qui n’entend point céder et qui veut s’imposer par la force, nous imposer des lois liberticides comme la loi électorale par des menaces, des billets de banque et par le répression. Que le peuple congolais sache qu’on ne combat pas une dictature pour la vaincre en quelques mois. Nous devons continuer à harceler le régime Kabila. Nous devons continuer à manifester pacifiquement. Le peuple vaincra parce que le dernier mot lui revient. Et cela ne va pas tarder», croit Christophe Lutundula.

Interpellé, jeudi dernier, à la suite de cette marche, le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, a été finalement relâché le même jeudi tard la nuit.

D’après le porte-parole de l’UDPS Augustin Kabuya, le secrétaire général de l’UDPS est actuellement hospitalisé dans un hôpital de la place à cause des tortures qu’il a subi durant sa détention. A en croire M. Kabuya, cité par radio Okapi, Jean-Marc Kabund se trouve dans un sale état et son état de santé est inquiétant.

Malgré toutes ces brimades, les leaders du Rassop sont déterminés à continuer le combat. Ils ne sont pas prêts à relâcher aussi longtemps, disent-ils, que le pouvoir en place fera preuve de mauvaise pour confisquer la démocratie congolaise.

 

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