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Assemblée nationale : la commission spéciale sauve Tshibala des griffes de Lokondo

Écrit par P.M. le .

En réalité, le rapport présenté par la commission n’a pas fait l’unanimité, même si en définitive, il a été approuvé par la plénière. La commission qui a fait savoir que la recommandation de l’interpellateur heurte l’esprit de l’article 126, alinéa 7 de la Constitution n’a pas clairement agencé des arguments juridiques pour convaincre les intervenants. Toussaint Alonga, député de l’Opposition, a clairement indiqué que le verbe heurter, employé par la commission n’était pas sa place, parce que la disposition constitutionnelle invoquée table sur une démission d’office, de plein droit. « Les propos de Lokondo ne violent pas l’article 126 étant entendu que le Premier ministre lui-même reconnaît avoir violé la Constitution et la loi de finances. D’où l’appel à la démission volontaire », a-t-il argumenté.

Pour sa part, Ekombe Mpetshi, également de l’Opposition, a regretté que la commission n’ait pas pris d’initiatives fortes pour décourager, dit-il : « d’autres Tshibala qui seraient tentés de faire la même chose ».

Un incident s’en est suivi, un échange vif entre l’interpellateur et le maître de céans, Aubin Minaku. L’interpellateur, autant de fois, cité lors du débat ouvert sur ce rapport, a tenu à son droit de réponse, estimant qu’il n’a pas été compris par ses pairs, notamment le député MP Nawej Mundele qui a déploré le fait que Lokondo ait impliqué le chef de l’Etat dans sa démarche, ignorant ainsi le pouvoir de la plénière souveraine. La parole ne lui sera pas accordée par le président de l’Assemblée nationale. Geste qu’il n’a pas digéré. Au comble de tout, la motion d’ordre présentée par la députée MSR/MP Juliette Mughole a eu l’avantage de jeter de l’huile sur le feu. Celle-ci a exigé de l’élu de Mbandaka des excuses immédiates. C’est dans ce climat que les membres de la commission ont finalement regagné leurs places conspués par les uns, et ovationnés par les autres.

Joint au téléphone, Henri-Thomas Lokondo s’est dit déterminé à aller jusqu’au bout. Il projette ainsi initier une motion de censure contre le Premier ministre.

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