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Rationalité

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Bien qu’à cours d’argent, la Céni a publié depuis le 5 novembre 2017 un calendrier qui prévoit le couplage le 23 décembre 2018 de l’élection présidentielle aux législatives nationales et provinciales.

A première vue, le calendrier électoral de la Céni est ambitieux en ce qu’il implique d’énormes défis financiers et logistiques. Evidemment, la Céni a tout prévu en y adjoignant un certain nombre de préalables d’ordres légal, financier, logistique et politico-sécuritaire qui engagent la responsabilité de tous les partenaires impliqués dans le processus électoral, en incluant, notamment le président de la République, le Parlement, le gouvernement et d’autres partenaires au développement.

En prenant en compte ces contraintes, l’on se rend bien compte que la Céni mesure l’immensité de la tâche qui lui revient.

Sans surprise, le calendrier de la Céni a suscité des commentaires en sens divers. D’emblée, l’aile dure de l’Opposition l’a rejeté, accusant la centrale électorale de jouer, dans une moindre mesure, le jeu de la majorité au pouvoir. D’autres voix, dont celle des Nations unies, appelle plutôt à un consensus en vue d’aboutir à un calendrier plus réaliste et acceptable par tous.

Le plus évident est qu’en 2018, il y aura élection. Mais, dans quelle séquence ? C’est la question qui continue de diviser. En alignant simultanément le 23 décembre 2018 la présidentielle et les législatives nationales et provinciales, la Céni semble avoir compliqué l’équation. Pourtant, il y a moyen de faire mieux, préconisent certains analystes. C’est notamment en privilégiant la présidentielle qui a la particularité de n’avoir qu’une seule circonscription électorale, c’est-à-dire l’ensemble de l’électorat de la République, recensée à ce jour à plus de 43 millions d’électeurs.

Pourquoi ne pas alors s’engager sur cette voie qui paraît facile ? Jusque-là, la Céni campe sur sa position. Elle a opté pour le couplage de trois élections en décembre 2018. Elle n’est donc prête à se rétracter.

Mais, à y voir de près, la Céni peut bien ventiler le budget électoral en reprécisant les priorités de son calendrier électoral. On sait que l’enjeu pour 2018, c’est la présidentielle. Car, le peuple congolais reste attaché à l’alternance démocratique.

Il faut donner priorité la présidentielle. C’est la solution rationnelle. Sinon, la centrale électorale sera prise dans un traquenard financier qui, à terme, finira par entamer sa crédibilité.

 

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