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Importation des véhicules d’occasion : l’Opposition bloque le contrôle parlementaire

Écrit par LP le .

L’action de contrôle initiée par le député Elvis Bashara, s’appuyant sur le fait que le gouvernement avait autorisé l’importation dans le pays, des véhicules d’occasion vieux de 20 ans à travers son décret n°17/008 du 04 avril 2017 modifiant et complétant le n°12/041 du 02 octobre  2012 portant réglementation de l’importation des véhicules d’occasion en RDC, soulevait plusieurs questionnements. L’auteur du contrôle avait lui-même mis en exergue des questions majeures, notamment l’impact qu’entraine l’importation des véhicules d’occasion vieux de 20 ans sur le budget de l’État, comparativement à la limitation de 2012 et à la politique appliquée dans d’autres pays de la sous-région.

En supposant que cet impact soit positif et démontrable, comment le ministère des Transports compte, avec cette mesure, compenser les coûts relatifs à l’assainissement de l’environnement et à la santé, du fait de la pollution, de la dégradation de l’hygiène et des accidents causés par ces vieux véhicules sur l’environnement et sur la qualité de vie de la population. Aussi, quelle est la hauteur des fonds ainsi que les mécanismes prévus pour sa mobilisation, aux fins d’assurer la prise en charge des morts et des blessés dus aux accidents de la circulation, que ces vieux véhicules vont entraîner ?

Les questions soulevées restent sans réponses en dépit du fait que le membre du gouvernement visé par le contrôle, à savoir le vice-Premier ministre, ministre des Transports et voies de communication, José Makila, s’est bel et bien présenté en plénière pour répondre à l’invitation lui lancée.

En lieu et place de ses réponses, c’est une motion incidentielle initiée par Toussaint Alonga Monga de l’Opposition, qui est venue balayer la question orale avec débat adressée à José Makila. Selon Alonga, la question est transversale puisqu’elle touche plusieurs ministères. Argument peu convaincant dès lors qu’il y a peu, la question des passeports semi-biométriques touchant également d’autres ministères (Finances, Intérieur et Sécurité), n’a pas été perçue sur le même angle.

Difficile donc de comprendre l’action de Toussaint Alonga, le même qui était au four et au moulin pour mettre à genou le bureau il y a peu, sur la problématique des motions incidentielles étouffant d’autres initiatives de contrôle. Cette fois-là, il s’est agi d’un député de l’Opposition qui vient au chevet d’un membre du gouvernement. Fait rare. Et surtout que c’est l’Opposition dans son ensemble qui se trouve prise dans son propre piège en recourant à la pratique d’une motion incidentielle contre une action de contrôle, pratique qu’elle a condamnée et pour laquelle elle avait même claqué la porte de l’hémicycle.

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