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Décrispation à tout prix

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

La Commission électorale nationale indépendante a publié, le 5 novembre, le calendrier global de tous les scrutins.

Avec la publication de ce chronogramme, le processus électoral est donc relancé. Au moins, tout le monde connait désormais les dates auxquelles les différentes élections auront lieu. Ceci pousse toutes les parties prenantes au processus à se préparer en connaissance de cause pour participer aux joutes électorales.

Cependant, depuis que la Céni a publié son calendrier électoral, on ne voit aucun geste du gouvernement pour décrisper la scène politique. Des politiciens arrêtés pour leurs opinions croupissent toujours dans les différentes prisons du pays. Même ceux qui ont été amnistiés par le président de la République continuent d’être gardés en prison. De même, certains acteurs politiques sont toujours interdits de regagner la RDC.

Le cas de Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, est éloquent. La Majorité au pouvoir n’a toujours pas autorisé le retour dans son pays pour participer aux élections. Ce cas  restera le baromètre de la décrispation politique en RDC. Tant que l’ancien gouverneur du Katanga ne sera pas autorisé à rentrer en homme « libre » dans son pays pour participer aux élections, comme l’a d’ailleurs réclamé un rapport des évêques de la Cénco, c’est que le pouvoir de Kinshasa continue de bloquer le processus.  

Tout aussi, Kinshasa ne fait aucun geste pour garantir à tous les acteurs politiques leurs droits d’organiser des manifestations publiques conformément à la Constitution. Dans toutes les provinces du pays, les gouverneurs ont pris des arrêtés pour interdire des manifestations publiques des partis politiques. Certains politiciens sont même privés de leur droit de circulation.

L’actuel processus électoral est voulu apaisé. Dès lors, on ne peut pas concevoir des élections apaisées, en mettant de coté l’impératif de la décrispation politique. Il est impérieux d’ouvrir le processus électoral à tous les acteurs. La communauté internationale qui a salué le calendrier de la Céni doit maintenant faire pression sur Kinshasa afin d’ouvrir le processus électoral à tout le monde.

 

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