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La RDC et le Congo uniformisent l’enseignement du DIH dans les universités

Écrit par Stanislas Ntambwe le . Publié dans Online Dépêches

L’enseignement et l’application du Droit  international humanitaire (DIH) en République démocratique du Congo et au Congo-Brazzaville était au centre d’une table ronde organisée, du lundi  6 au mercredi 8 novembre 2017 à Kinshasa, par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Environ vingt professeurs d’universités de deux pays qui proposent le cours du DIH dans leurs programmes d’enseignement, ont réfléchi et échangé leurs vues dans l’objectif notamment d’avoir un plan de cours de Droit  international humanitaire uniforme.

Pendant les trois jours, plusieurs thèmes ont été abordés. Il s’agit notamment de sujets ayant trait aux méthodes et matériels didactiques liés à l’enseignement du DIH, à la mise en œuvre du DIH et répression des violations ainsi que les acteurs armés et personnes protégées en DIH.

Intégrer le cours de DIH dans les programmes

Les participants ont eu également l’occasion de réfléchir sur les défis actuels de la mise en œuvre du DIH dans un contexte complexe où des conflits armés d’un nouveau genre voient le jour et touchent sévèrement les populations civiles.

Au cours de ces conflits, des violations du DIH sont commises autant par les Etats que par les groupes armés.

« Le CICR encourage les universités à intégrer le cours de DIH dans leurs programmes afin de permettre aux étudiants qui constituent la future génération des décideurs d’apprendre les règles qui régissent les conflits armés et de les appliquer demain, dans leurs professions respectives », a déclaré Christine Cipolla, cheffe de la délégation du CICR en RDC, à l’ouverture de ces assises.

En expliquant les objectifs de l’activité, la conseillère juridique régionale du CICR à Kinshasa, Claudine Mushobekwa Kalimba, a rappelé que « le DIH est un des outils les plus puissants dont dispose la communauté internationale pour que la sécurité et la dignité des personnes soient respectées lors des conflits armés ».

« Guidé par le principe selon lequel même la guerre a des limites, le DIH vise à préserver une certaine humanité au cœur des conflits », a-t-elle ajouté.

Pour le professeur Balanda Mikuin Leliel de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) qui a exposé sur les « Obligations et responsabilité des Etats », si le DIH concerne particulièrement les étudiants en droit, il intéresse aussi, non seulement les étudiants d’autres filières, mais également, la population en général qui doit s’en approprier.

Promouvoir le DIH

« Que son enseignement figure dans les programmes en tant que discipline à part entière ou qu’il soit intégré dans un autre cours, le DIH doit être implanté durablement et avec succès dans la société », a suggéré  le professeur Balanda.

A l’issue des travaux, une conférence a été organisée à l’Université protestante au Congo (UPC).

Placée sous le thème « La guerre dans les villes », cette conférence a été axée sur la problématique des conflits armés en milieux urbains, en RDC. L’objectif visé est, entre autres, de réfléchir sur la portée et la nature du phénomène des conflits armés urbains en Afrique centrale et tenter d’influencer d’autres acteurs-clés en ce qui concerne les positions juridiques et opérationnelles du CICR, concernant les problèmes humanitaires rencontrés dans la région.

Pour le CICR, il est crucial de travailler en partenariat avec des universités pour promouvoir le respect du Droit international humanitaire.

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