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Vivement les élections

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La Céni a fixé le cadre pour la tenue d’élections à la date du 23 décembre 2018.

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Cinq questions à Jacques Djoli (*)

Écrit par Propos recueillis par Médard Muyaya le . Publié dans 5 Questions à...

 

1.            A ce jour, des journées « ville-morte » débouchent sur des pertes en vies humaines. Qu’en dites-vous?

 

C’est tout simplement dommage parce que la Constitution consacre la liberté des manifestations et la liberté d’expression. Ce sont les deux éléments qui sont le vrai thermomètre d’un Etat démocratique. A partir du moment où nous disons que notre pays est une République démocratique, c’est tout simplement absurde qu’on puisse s’acharner sur les militants qui manifestent de manière pacifique.

 

2.            La CENI a publié un calendrier tributaire de facteurs économiques, financiers et politiques. Peut-on le considérer réaliste ?

 

Ce que nous avons toujours souhaité est que le processus électoral puisse faire l’objet d’un chronogramme, d’une planification d’un calendrier. Mais ceux qui dirigent la CENI aujourd’hui savent que, pour qu’un calendrier puisse être non porteur de conflit, il faut qu’il soit un calendrier consensuel, discuté sereinement entre parties prenantes. J’assiste plutôt à une course où on veut absolument programmer les élections sans consensus qui, non seulement est au-delà de ce qu’avait prévu la Constitution et l’Accord, mais encore moins un calendrier qui soit en même de répondre aux aspirations du peuple congolais. Et si la communauté internationale demande à ce que les élections aient lieu à une date réaliste mais aussi acceptable par tous.

 

 

3.Nikki Haley a proposé la tenue d’élections au cours de l’année 2018. Pourquoi cela est une pilule amère à avaler pour l’opposition ?

 

Mais, je crois que l’opposition aurait voulu que les élections se déroulent avant le 31 décembre 2017. Malheureusement, il y a cet impondérable des conflits au Kasaï. Ce qui fait qu’en intégrant cette donne, on peut arriver à organiser les élections tout au plus tard à la fin du premier semestre 2018. C’est ce que d’ailleurs le MLC avait proposé en disant que compte tenu des expériences de 2006 et de 2011 où on n’avait jamais pris plus des 250 jours à partir de la date de la fin de l’enrôlement, nous pouvons donc organiser les élections dans les 200 jours.

 

Donc, si vous faites bien l’arithmétique de 200 jours, ce que nous arriverons à la fin du premier semestre de 2018. Sur la position de l’opposition, je crois qu’il y a une forte évolution mais tout ce qu’on demande, c’est la garantie cette fois de cette date fixée en 2018 mais surtout la volonté du président actuel qui ne sera pas candidat de ne pas perturber ou saborder le processus.

 

 

4.  Croyez-vous que le gouvernement Tshibala a la volonté de conduire le peuple aux élections ?

 

Jusqu’à présent, nous n’avons pas les preuves de cet engagement. Parce que cela fait presque une année que ce gouvernement est là. Des informations en notre possession renseignent que le plan de décaissement ne se passe pas tel que prévu et on ne sent pas de signes de cet engagement. Voilà pourquoi l’opposition et le peuple congolais doivent rester vigilants et aussi la communauté internationale pour que nous puissions exercer ce droit de choisir les dirigeants que nous voulons.

 

5.Jean-Pierre Bemba invite les opposants à une coalition en vue d’obtenir l’alternance. Allez-vous y parvenir ?

 

C’est un vœu de tout  citoyen congolais mais c’est surtout un vœu de quelqu’un qui a sacrifié sa vie. Jean-Pierre Bemba était un homme d’affaires. Il a abandonné les affaires pour participer à la libération du peuple congolais en 1988. Et nous avons pu restaurer la vision démocratique de notre pays avec le MLC à Sun City, en Afrique du Sud. Nous avons contribué aux premières élections en 2006, en 2011 et Jean-Pierre ne comprend pas pourquoi le peuple doit subir ce rétropédalage vers l’autocratie.

 

Voilà pourquoi il invite tous les leaders, dans le respect de leur identité, de se réunir pour que nous puissions obtenir ce droit qui risque de nous échapper, celui de choisir librement nos dirigeants pour que l’Etat de droit et la bonne gouvernance puissent s’instaurer et que le peuple congolais puisse enfin jouir de ce don paradisiaque que Dieu nous a donné à savoir ce beau pays.

 

 

 

(*) Sénateur et professeur ordinaire à la faculté de Droit de l’UNIKIN     

 

 

 

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