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Vivement les élections

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La Céni a fixé le cadre pour la tenue d’élections à la date du 23 décembre 2018.

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Le calendrier de Corneille Nangaa crée un cycle électoral interminable

Écrit par Le Potentiel le .

En effet, en RDC, tous les moyens sont bons pour retarder la tenue effective des élections. Dans cette optique, toutes les institutions publiques sont contraintes de jouer, chacune, sa partition. Pour la Centrale électorale, il s’agit naturellement d’allonger le processus électoral.

C’est pour cela que c’est un petit jeu pour la Céni de sortir tantôt un calendrier électoral de 504 jours, tantôt de le ramener à 306 jours, comme c’est le cas avec celui publié le dimanche 5 novembre. Mais, la Céni a déjà prévenu que si les contraintes financière, logistique, légale et juridique ne sont pas levées, le calendrier électoral pourrait s’étendre à 604 jours.  Voilà donc un calendrier modulable à souhait.

En réalité, le calendrier de l’actuelle Céni est dicté par la Majorité au pouvoir qui n’entend pas organiser des élections qui verraient partir son autorité morale.

C’est dans ce contexte que la Céni a publié l’actuel calendrier électoral dit « global ». Il s’étend du 3 novembre 2017, avec la finalisation des opérations d’enrôlement dans les deux provinces du Kasaï, au 16 février 2020, jour de l’investiture des maires et maires adjoints. L’accord du 31 décembre 2016 a prévu la tenue des premières élections en décembre 2017, sinon une petite rallonge pouvait être décidée par les parties pour au plus tard vers la mi-2018.

En violant la lettre et l’esprit de l’accord de la Saint-Sylvestre, par rapport au délai de la tenue d’élections, la Centrale électorale complique davantage le processus qui risque de devenir interminable. En effet, la Céni a débuté l’enrôlement des électeurs le 31 juillet 2016, avec l’option d’enrôler même les mineurs de 16 ans. Avec cette modalité, la Céni devrait organiser les élections au plus tard dans les deux années qui suivent pour éviter une nouvelle catégorie de nouveaux majeurs non-enrôlés.

C’est raté. Dès le 31 juillet 2018, la RDC va commencer à compter ses premiers nouveaux majeurs non enrôlés. Le nouveau calendrier de la Céni prévoit le scrutin direct combiné de la présidentielle et des législatives nationales et provinciales, le dimanche 23 décembre 2018. Outre ces élections, tous les Congolais âgés au moins de 18 ans doivent également participer, le dimanche 22 septembre 2019, à l’élection des conseillers communaux et des secteurs/chefferies.

Dès lors, il s’avère que des milliers de jeunes âgés de 18 ans ne seront pas en mesure de voter ni aux premières élections de décembre 2018, encore moins à celles de septembre 2019. Toute la question est de savoir si le nombre de nouveaux majeurs non enrôlés seront négligeable ou important. Sachant que la Majorité présidentielle exploite en sa faveur tous les facteurs qui feraient retarder les élections, il y a lieu de craindre que le problème d’enrôler les nouveaux majeurs se pose avant la tenue de la prochaine présidentielle de décembre 2018.

En cas de glissement de ce calendrier électoral, chaque jour qui passe va gonfler le rang de nouveaux majeurs non enrôlés. Si le nombre de nouveaux majeurs non enrôlés atteint les 4 ou 5 millions, selon les estimations, il est à craindre que la MP souscrive à de nouvelles opérations d’enrôlement sur l’ensemble du pays. Dès lors, la RDC va rentrer dans un cycle électoral interminable.

 

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