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Des jeunes auteurs de la RDC tiennent leur premier congrès

Écrit par Bienvenu Ipan le . Publié dans Culture

Un manifeste de la littérature congolaise a été publié à l’issue du congrès qui a coïncidé avec la journée de l’auteur africain, célébrée le 7 novembre de chaque année.

L’Association des jeunes écrivains du Congo (AJECO) a organisé, hier mardi 7 novembre, le premier congrès des jeunes auteurs de la République démocratique du Congo. Cette rencontre a coïncidé avec la journée de l’auteur africain, célébrée le 7 novembre de chaque année.

Le président de l’AJECO, Richard Ali, a dressé un bilan de la littérature congolaise qui, au courant des années 70-80, a connu son apogée avec des auteurs comme Y.V. Mudimbe, Zamenga Batukezanga, Yoka Lye Mudaba.

Après ces années de gloire, rappelle Richard Ali, les activités de cette littérature ont connu, vers 80-90, une léthargie. Cette situation a donc poussé Richard Ali à créer son Asbl composée des jeunes écrivains du Congo avec comme objectif de redonner vie à la littérature congolaise, alors en perte de vitesse. Ce, avec bien sur, l’aide des aînés écrivains. Pour Richard Ali, actuellement, la  littérature congolaise se porte de mieux en mieux, les activités ont commencé à reprendre. En un temps record c’est-à-dire en moins de dix ans, rappelle le président de l’AJECO, des jeunes auteurs ont émergé, des Prix littéraires (tels que Mikanza Mubiem, Mark Twain, Mikanda, Zamenga Batukezanga) sont créés, avec des associations, des festivals littéraires.

« Beaucoup de choses ont été faites mais beaucoup encore reste à faire », a souligné le président de l’Association des jeunes écrivains du Congo. Il a fait allusion notamment aux défis de création des maisons d’édition, d’imprimeries ; à la création et l’organisation des festivals ou Salon du livre ; la création des Prix littéraires avec des récompenses conséquentes ; la détaxation du livre ; la création d’un Conseil national du livre ; la création et l’animation régulière des ateliers d’écriture ; la création des librairies et bibliothèques, des résidences d’écriture ; l’enseignement de la littérature congolaise dans des écoles ; la création d’une industrie du livre.

Note positive

Au-delà de tout, Richard Ali se dit convaincu que la littérature congolaise a des beaux jours devant elle, au regard de jeunes écrivains congolais qui montent des startups de la littérature congolaise. Il demande aux politiciens de subvenir financièrement aux besoins des hommes des lettres de façon à leur permettre de réaliser leurs rêves.

Ce congrès a aussi été marqué par le débat animé par deux panels créés à cette occasion. Le premier a tablé sur « L’édition et la diffusion des œuvres littéraires des jeunes auteurs congolais ». Ce panel a été animé par le père Roberto Ponti des éditions Médias Paul, Eugène Kandolo des éditions Cas possibles, et Prince Djungu des éditions du Pangolin. Chacun a eu à présenter sa maison d’édition et parler des difficultés rencontrées.

Le deuxième panel s’est penché sur les structures et événements portés par des jeunes écrivains congolais. Cas des ateliers d’écriture, Prix littéraires, etc.

Bien avant, le congrès a bénéficié des conseils et leçons des auteurs congolais qui ont une longue expérience. Le professeur Charles Djungu Simba a insisté sur le fait qu’il n’y a pas de « ménopause » en littérature. Malgré son âge avancé, il va continuer à écrire en compétition avec des jeunes auteurs congolais qu’il invite au travail bien fait. « Travaillez, prenez de la peine, c’est le fonds qui manque le moins », a lancé l’écrivain Charles Djungu.

Le professeur Malubungi encourage tous les écrivains, jeunes et vieux, à donner aussi de l’importance à la littérature congolaise, en publiant en quatre langues nationales (lingala, kikongo, shwahili, tshiluba).

 

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