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Calendrier électoral : nouvelles exigences des USA et de la France

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans Online Dépêches

Si les Etats-Unis et la France ont pris acte du calendrier électoral publié le dimanche 5 novembre par la Commission électorale nationale indépendante (Céni ), Washington et Paris restent cependant prudents sur la mise en œuvre réelle de ce tableau de bord du cycle électoral. Néanmoins, ils sont convaincus d’une chose : le président Kabila n’occupera plus son fauteuil présidentiel au-delà de 2018. Par conséquent, ils veulent voir Kinshasa poser des gestes d’apaisement dans le sens de l’application intégrale de l’Accord politique du 31 décembre 2016. Si le calendrier électoral de la RDC donne un sursis d’une année de plus au président Kabila, ce n’est pas pour autant qu’il le dédouane de toute pression. Washington et Paris le tiennent en respect.

La République démocratique du Congo a enfin un calendrier électoral. C’est le dimanche 5 novembre 2017 dans la soirée que la Céni (Commission électorale nationale indépendante) a rendu public le précieux sésame. Si le calendrier électoral proposé par la Céni peine à faire l’unanimité au sein de l’Opposition qui le trouve trop contraignant en termes de délais d’exécution des tâches au risque de faire sauter les échéances fixées par la Céni, à travers le monde, la communauté internationale, représentée par les Etats-Unis et la France, a salué ce calendrier dans la mesure où il marque un pas dans le sens de l’alternance démocratique.

Si Washington et Paris adhérent au schéma présenté par la Céni, ils ne sont cependant prêts à accorder un chèque en blanc aussi bien à la centrale électorale qu’au pouvoir en place à Kinshasa. Les deux capitales occidentales ne relâchent pas la pression. Bien au contraire.

Dans un communiqué rendu public depuis Paris, le ministère français des Affaires étrangères « rappelle l’importance que le processus électoral soit conduit dans le respect de l’esprit de consensus qui avait prévalu lors de la signature de l’Accord politique du 31 décembre 2016 ».

Paris réitère en même temps « son appel au dialogue et au rejet de tout recours à la violence ainsi que la nécessité de la mise en œuvre urgente et complète de l’Accord du 31 décembre 2016 ». Tout en restant attaché à l’Accord du 31 décembre 2016, Paris souhaite que toutes les dispositions prévues dans l’accord conclu sous la médiation de la CENCO soient appliquées, « notamment des mesures de décrispation politique nécessaires pour réunir les conditions d’élections crédibles et inclusives ».

Washington veille au grain

Dans la suite de la France, les Etats-Unis ont, au travers de son département d’Etat, fait valoir leur position en rapport avec le chronogramme repris par la Céni dans son calendrier électoral du 5 novembre 2017.

Le département d'Etat américain a explicité sa position vis-à-vis du président Kabila, à savoir qu'il doit quitter le pouvoir après la présidentielle du 23 décembre 2018 conformément au calendrier de la Commission électorale nationale indépendante. Les Etats-Unis qui ont des yeux et oreilles qui percent les murs ont-ils eu vent d'un projet de maintien malgré les votes prévus? Rien n'est à écarter dans la mesure où le président Kabila et la majorité ont tourné tout le monde en bourrique se prenant pour les plus rusés de la planète.

Dans un communiqué du département d’État relayé par l'ambassade à Kinshasa qui se félicite de la publication de ce calendrier électoral, les USA ont promis de veiller au grain pour qu'aucun dérapage ne soit enregistré.

« Les États-Unis notent qu’il importe au président Kabila de respecter la Constitution de la RDC, tel que réaffirmé dans l’Accord de la Saint-Sylvestre, de ne pas chercher à exercer un troisième mandat et de quitter le pouvoir après les élections », indique le communiqué dans une référence à l'accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016.

L'Accord de la Saint-Sylvestre prévoyait la tenue de la présidentielle au plus tard le 31 décembre 2017, alors que le président Kabila qui avait épuisé son deuxième et dernier mandat constitutionnel aurait dû quitter le pouvoir le 19 décembre 2016. Il a bénéficié d'une rallonge grâce à l'accord qu'il a volontairement sabordé.

La commission électorale a finalement annoncé dimanche que plusieurs élections, dont la présidentielle, se tiendront le 23 décembre 2018.

Dans leur communiqué, les États-Unis demandent à la RDC "la fin des poursuites motivées par des raisons politiques, la libération des prisonniers politiques et le respect du droit de réunion et d’association pacifiques", et la possibilité de "tenir des rassemblements publics pacifiques sans immixtion ou intimidation de la part du gouvernement ».

Les États-Unis se déclarent « résolus à travailler avec le peuple et les institutions de la RDC, l’Union africaine, les partenaires régionaux et internationaux et la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) » pour que une bonne organisation d’élections.

Le ton confus de l’UA

Après avoir parrainé l’accord politique du 18 octobre 2016, placé sous la facilitation de son émissaire, le Togolais Edem Kodjo, l’Union africaine a également réagi à la publication du calendrier électoral du 5 novembre 2017.

Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, a souligné « le devoir et l’obligation qui incombent aux institutions et acteurs concernés, y compris les partis politiques, la Société civile et les dirigeants religieux, d’œuvrer résolument ensemble  pour que ce nouveau calendrier soit scrupuleusement respecté. Il souligne également la nécessité de tout faire pour que les scrutins prévus soient organisés dans les conditions requises de transparence, de crédibilité et de régularité, conformément aux instruments pertinents de l’Union africaine, y compris la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance », pouvait-on lire dans un communiqué officiel de la Commission de l’UA publié depuis son siège d’Addis-Abeba.

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