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Nécessité de construire de nouvelles prisons à travers le territoire national

Écrit par FL NL-NS le . Publié dans Société

On ne cesse de le dire : il faut construire de nouvelles prisons à travers le territoire national. Cela pour plusieurs raisons dont les fondamentales sont la vétusté des installations qui datent, pour la plupart, de l’époque coloniale et la promiscuité qui n’offrent pas aux détenus des conditions de vies humaines conformément aux instruments internationaux. Illustration : les prisons de Kasangulu, Mbuji-Mayi et Bunia.

La prison de Kasangulu, située dans le district de la Lukaya, province du Kongo Central, a été construite en 1953, c’est-à-dire à l’époque coloniale. Il y a quelques mois, une évasion de la majorité des détenus y avait été enregistrée. La vétusté des installations y était sans doute pour quelque chose, avait fait croire une rumeur au moment des faits.

Dans la prison centrale de Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï Oriental, un spécialiste en droits privés et judiciaires, Me Osée Mulamba, a démontré, lors d’un échange avec un confrère de l’Agence congolaise de presse (ACP), la nécessité d’y construire une nouvelle prison centrale répondant aux normes carcérales et conforme aux nouvelles conditions de détention.

Selon lui, l’actuelle prison du chef-lieu de la province du Kasaï Oriental (Mbuji-Mayi) n’offre pas de conditions humaines de vie requises aux détenus, à cause notamment de sa surpopulation évaluée, à ce jour, à 967 détenus. Parmi ces détenus, il cite 35 femmes dont 5 sont enceintes et 45 enfants.

Dans la province de l’Ituri, rapporte l’ACP, la prison centrale de Bunia a été décongestionnée. C’était lors d’une cérémonie de libération de dix-neuf détenus arrêtés pour des faits bénins, notamment l’escroquerie et le vol simple. Laquelle a été présidée par le ministre provincial en charge des Droits humains, Etienne Unega Ege. La population carcérale est passée d’un effectif avoisinant 2 000 à 1 061 aujourd’hui, le nombre de détenus préventifs a beaucoup baissé. « Celui qui doit être arrêté préventivement doit être la personne qui mérite vraiment d’être détenue », a insisté le ministre Etienne Unega Ege.

De son côté, le directeur de la prison centrale de Bunia, le major Camille Nzonzi, a souligné que cette libération est le fruit de démarches menées par sa direction conformément à ses attributions auprès des instances compétentes devant les cas de détentions irrégulières.

Il a en outre déclaré que sur le plan carcéral, son établissement pénitentiaire compte un effectif total de 1 060 détenus parmi lesquels 575 condamnés et 494 prévenus et 43 mineurs et 28 femmes en détention, soit cinq fois plus que la capacité d’accueil prévue pour 220 détenus. Cela illustre, si besoin en était, la nécessité de construire une nouvelle prison répondant aux normes.

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