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Vivement les élections

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La Céni a fixé le cadre pour la tenue d’élections à la date du 23 décembre 2018.

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Long chemin

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Chaque jour, la presse congolaise fait l’objet de menaces de la part  de divers acteurs de la société. En cette période où le pays est en plein processus électoral, la presse est censée jouer son rôle d’accompagnement. La Majorité présidentielle et l’Opposition ont l’obligation de protéger la liberté d’information.

Malheureusement, les professionnels chevaliers sont traqués dans l’exercice de leur métier. Alors que la presse sert de tribune et de canal par lesquels les leaders politiques communiquent avec leurs bases. Et le comble, c’est que l’Etat, qui  devait protéger les journalistes, se rend lui-même coupable d’atteintes physiques sur les journalistes.

C’est ce que met en exergue le rapport annuel de Journaliste en danger (JED) sur l’état de la liberté de la presse et d’expression en République démocratique du Congo. Le document note que la RDC présente un bilan en hausse de la répression avec 121 cas documentés d’attaques contre les médias. Ce qui signifie tout simplement que les autorités congolaises n’accordent aucune importance aux journalistes.

La crise politique en RDC prend une autre tournure inquiétante avec les élections ratées en 2016 à la fin du mandat constitutionnel du président Joseph Kabila. De plus, les clauses de l’Accord de la Saint-Sylvestre ayant été foulées au pied par la majorité au pouvoir, cet environnement en rajoute un peu plus à la tension qui règne dans la société. Dans ce contexte, la presse a su, bon gré mal gré, jouer son rôle, celui d’informer la masse sur les tenants et les aboutissants de la crise congolaise.

Mais de toute évidence, les manifestations de l’Opposition réclamant l’organisation d’élections ont donné l’occasion de mesurer combien du droit du journaliste est bafoué en RDC. Certains s’en sortent avec des blessures ; leurs matériels de travail confisqués à défaut d’être détruits simplement. Il y a même des journalistes qui sont interpellés sans autre forme de procès.

Comme roseaux dans des eaux troubles, les journalistes tiennent la dragée haute. Etant donné que la loi sur la liberté de la presse est constitutionnelle, ils gagneront certainement la bataille. C’est question de rester solidaires et surtout de travailler avec professionnalisme.

 

 

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