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Malaise à la Primature : une pétition initiée contre le dircab de Bruno Tshibala

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans Brèves

Une chaude empoignade oppose le conseiller politique du Premier ministre en charge des PME et PMI, Dori Dumbi, au directeur de cabinet Michel Somwe dont le premier cité exige la démission du second. Ceci traduit, à n’en point douter, la désorganisation qui caractérise les différents services de la Primature.

« Le malaise est perceptible dans la gestion de la Primature. Ce constat frustrant en cette période où les Congolais attendent un peu plus de professionnalisme dans le fonctionnement de l’Exécutif central face au défi électoral et celui du redressement économique ». Cette déclaration est du conseiller du Premier ministre en charge des Petites et moyennes entreprises et Petites et moyennes industries, Dori Dumbi.

Cet ancien proche collaborateur de Jean-Marc Kabund, emporté par la fronde de Bruno Tshibala, crève l’abcès en dénonçant la désorganisation qui caractérise la gestion de la Primature.  Dans cette déclaration, c’est le directeur de cabinet du Premier ministre qui est chargé. Michel Somwe, en charge de qui une pétition a été initiée, ferait preuve d’incapacité à organiser le cabinet conformément aux décrets.

Dans la pétition dont le journal Le Potentiel s’est procuré une copie, plusieurs griefs sont articulés contre le dircab de Bruno Tshibala. L’on note que sur le plan politique, aucune initiative et directives dans le sens du respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre et les missions assignées au Premier ministre. Sur le plan administratif, la gestion approximative du cabinet sans cohésion entre le dircaba, les conseillers politiques et les conseillers techniques. Sur le plan fonctionnel, l’incapacité de traiter avec diligence les dossiers du gouvernement pour le compte du Premier ministre. Sur le plan des ressources humaines, la gestion inhumaine et méprisante du personnel. Et sur le plan financier, la gestion calamiteuse du personnel en leurs droits et avantages, confiscation des droits et avantages du personnel dans une cupidité avérée.

La Primature, un foutoir !

Dori Dumbi qui endosse la pétition engageant, selon lui, les membres du cabinet, de la base, les cadres et sympathisants qui accompagnent le Premier ministre, demande au Premier ministre le remplacement de son dircab par un autre qui serait apte à mettre en place les conditions de travail acceptables.

Se confiant au journal Le Potentiel, Dori Dumbi estime qu’il y a des gens qui tentent de dissimiler le malaise.« Le cabinet du Premier ministre est-il déjà constitué ? Ou encore le Premier ministre a-t-il d’abord un cabinet ? Ceux qui sont nommés comme conseillers sont-ils notifiés ? On ne peut pas se jouer de tout un pays. Demandez aux ministres, quand ils déposent des courriers à la Primature, s’ils reçoivent en retour des accusés de réception. Il n’y en a pas, vous vous imaginez ! On veut faire croire que je réagis par rapport au saut d’humeur. Ecoutez, les gens ont déjà passé trois mois à la Primature sans être payés. C’est aussi un saut d’humeur ? Même les policiers commis à la sécurité de la Primature ont failli créer des incidents à cause de l’impaiement », a-t-il révélé.

A la question de savoir ce qui explique ce manque d’organisation. Dori Dumbi répond sans ambages : « Cela relève de l’incapacité du dircab. Et la Primature devient un foutoir terrible. Je le dis par obligation. Nous avons accompagné le Premier ministre pour qu’il mette en œuvre l’Accord du 31 décembre 2016. C’est un devoir de le dénoncer dès lors que les choses n’avancent pas ».

A tout prendre, les révélations de Dori Dumbi renforcent le doute sur la capacité du Premier ministre, lui-même, et de son gouvernement, à accomplir les missions consistant à mobiliser les moyens nécessaires à l’organisation des élections dans les délais fixés par l’Accord du 31 décembre 2016, ainsi qu’à leur capacité d’améliorer, sans atermoiements, la situation sociale des populations.

 

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