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Basile Zavino : « Les anciens sportifs sont carrément négligés en RDC »

Écrit par Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France le . Publié dans Sports

L’ancien footballeur congolais, Basile Zavino, souhaite créer une fondation sportive  dénommée  « Fondation Kakoko et Mayanga »,  pour venir en aide aux anciens sportifs congolais abandonnés à leur triste sort. Il s’est confié à Robert Kongo, notre correspondant en France.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Basile Zavino. Je suis Congolais, natif du quartier Matonge,  de la commune de Kalamu, à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Je suis un ancien footballeur et j’ai évolué au sein du Football Club Kalamu (FCK, ex-Mado Lisano), de 1968 à 1974. Et puis arrivé en France pour des raisons d’études,  je n’ai pas arrêté de jouer au football pour autant. J’ai joué dans de grands clubs tels que PSG,  Red Star, Brest, Saint-Etienne et Lyon.

Quel est le but de la « Fondation Kakoko et Mayanga » que vous souhaitez créer ?

Le but est de venir en aide aux anciens sportifs congolais qui sont carrément négligés en RDC. Ce sont des laissés-pour-compte.

Pourquoi les noms d’Emmanuel Kakoko Etepe et d’Adelard Mayanga Maku, ces deux anciens footballeurs congolais des années 1970 et 1980 ?

C’est un choix personnel. Et vous n’êtes pas sans savoir que ces deux anciens footballeurs congolais ont marqué l’histoire de notre football, à l’instar de Kibonge, Kidumu, Ndaye et autres. Ils font désormais partie du patrimoine sportif national.

Avez-vous déjà contacté Kakoko et Mayanga pour exposer votre projet ?

Oui, nous nous sommes vus, ici, à Paris, il y a six mois. Nous avons longuement parlé de ce projet. Ils étaient très ravis et m’ont encouragé d’aller au bout de ma démarche. Ce que je leur ai promis.

Avez-vous gardé contact avec eux ?

Nous sommes en contact permanent et échangeons beaucoup à ce sujet, notamment avec Mayanga qui réside, comme moi, en France. Kakoko habite en Allemagne.

Votre projet ne vise pas que les footballeurs…

Non, c'est un projet qui concerne tous les sportifs congolais : footballeurs, mais également basketteurs, cyclistes, boxeurs, judokas… Qu’ils résident en Europe, en RDC ou ailleurs. Mon idée est d’ailleurs de les réunir tous au sein d’une même structure en vue d’assurer leurs intérêts auprès du gouvernement congolais et des instances dirigeantes nationales et internationales de leurs disciplines sportives respectives. 

Vous en parlez, vous en avez une grande envie. Est-ce que le projet se précise ?

Je travaille là-dessus depuis bientôt un an. Mon souhait est qu’avant la fin de cette année, je finalise ce projet. Les années 2017-2020 seront consacrées à son installation à Paris et à Kinshasa. Dans la capitale congolaise, j’aurais vraiment besoin de bons collaborateurs. C'est extrêmement important pour assurer un bon travail.

A vous entendre, le siège se situerait à Paris avec une antenne à Kinshasa?

C'est tout à fait cela.

N’êtes-vous pas un peu trop optimiste ?

D’aucuns diront que je vois trop grand, mais je suis persuadé que je vais y arriver. Rien ne m'arrêtera sur ma route. 

De quelle aide bénéficiez-vous ?

J'ai lancé un appel aux dons pour ce projet.  Je suis très confiant que cela se passera très bien.

Un dernier mot ?

J'exhorte les autorités congolaises à s'occuper de nos sportifs qui se retrouvent sans ressources une fois leur carrière terminée. La majorité dissimule dans le silence la honte de passer  de l'aisance à la pauvreté la plus abjecte. Et beaucoup ne souhaitent d'ailleurs plus apparaître au grand jour sans que personne ne s'en offusque. Dommage!  

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