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La situation sécuritaire s’est détériorée dans plusieurs régions de la RDC, selon Maman Sidikou

Écrit par R.O le .

Le patron de la MONUSCO a fait cette déclaration ce mercredi 11 octobre devant le Conseil de securité de l’ONU à New-York.

Maman Sidikou fait remarquer qu’au Nord-Kivu, des attaques à répétition des groupes Maï-Maï contre les positions des FARDC se déroulent dans un climat de tensions entre les communautés Hutu et Nande. Les Forces Alliées Démocratiques (ADF) ont également tenté de s’emparer de plusieurs positions des FARDC.

Au Sud Kivu, les groupes Maï-Maï mènent des attaques contre plusieurs emplacements stratégiques des FARDC depuis la fin du mois de juin. Il y a moins de deux semaines, les Maï-Maï Yakutumba ont attaqué Uvira et ont pu être repoussés uniquement grâce à une intervention rapide et robuste de la MONUSCO et à une coordination exemplaire avec les FARDC, rappelle-t-il.

Au-delà des Kivu, Maman Sidikou cite la province du Tanganyika où les affrontements entre les milices Twa et Luba ont repris sur fond de recrudescence des activités des Maï-Maï Kata-Katanga et de clivages émergents entres plusieurs milices Twa.

Il évoque également la situation sécuritaire qui reste volatile dans la partie occidentale du pays à la suite des affrontements majeurs entre la secte politico-religieuse Bundu Dia Mayala et les forces sécuritaires à Kinshasa et au Kongo Central.

« Les incidents violents se poursuivent dans la région du Kasaï : ils sont caractérisés par des affrontements entre les milices Kamuina Nsapu et les forces de sécurité et aussi des conflits interethniques », rappelle le Représentant du secrétaire général de l’ONU en RDC.

Des conséquences évocatrices

L’impact de la détérioration de la situation sécuritaire sur la vie des populations civiles est clairement visible, indique Maman Sidikou. Entre les mois de juin et août de cette année, la MONUSCO a relevé 1,329 cas de violations et d’abus des droits de l’homme, note le chef de la MONUSCO.

Il précise que les groupes armés en ont perpétré 533, alors que les acteurs étatiques sont responsables de 769 violations, dont 27% attribués aux forces armées et 24 pour cent à la police nationale.

 

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