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Dégraissage

Écrit par Le Potentiel, mercredi le . Publié dans A la Une

La décision va tomber ce mercredi 11 octobre. Le Conseil de sécurité des Nations unies va se prononcer, à travers un vote, sur la réduction des effectifs de sa force de maintien de la paix en République démocratique du Congo.

Ce vote, très attendu, répond à la demande récemment exprimée par le chef de l’État congolais, du haut de la tribune de l’ONU, de revoir à la baisse le nombre de militaires et policiers de la force de maintien de la paix dans son pays.

Faut-il en rire ou en pleurer ? Les avis sont très partagés, selon que l’on se retrouve du côté du pouvoir ou de la population des zones troubles qui craignent le pire, une fois les Casques bleus partis. Mais la question la plus lancinante est la suivante : pourquoi la présence de la Monusco gène-t-elle le pouvoir en place ?

En effet, aux termes de la précédente résolution qui avait reconduit la Monusco pour une année supplémentaire, les effectifs de cette force, la plus importante et la plus coûteuse des missions onusiennes, devaient passer d'une capacité théorique de 19 815 membres à 16 215. L’objectif étant de les réduire progressivement jusqu’à la stabilité du pays. Est-il temps de passer à la vitesse supérieure, en réduisant de plus de la moitié du personnel onusien en RDC ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le vote intervient alors que ce grand pays au cœur de l’Afrique devrait organiser, d'ici la fin de l'année, des élections très attendues, sur fond d'atermoiements et de turbulences politiques.

À bien lire entre les lignes, le problème est ailleurs. Récemment, l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU a estimé qu’il fallait « regarder l'aspect politique de la mission de maintien de la paix » en RDC. Visiblement, la mission onusienne constitue, à plusieurs égards, un témoin gênant par rapport aux multiples dérapages que commet le pouvoir de Kinshasa. Sinon, rien ne peut justifier des revendications souverainistes d’un État pourtant en déliquescence alors qu’il bénéficie d’énormes services de la mission onusienne.

Pour tout dire, qu’il y ait dégraissage des effectifs de la Monusco ou pas, le peuple, lui, aspire à un pouvoir capable de « faire du cauchemar congolais un tremplin et non un naufrage définitif ».

 

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