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Cap vers la COP 23 : WWF et la Société civile mobilisent les élus pour la ratification de l’Accord de Paris

Écrit par St Augustin K., mardi le .

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) et la Société civile environnementale de la RDC ont mené, hier lundi 9 octobre au Palais du peuple, siège du Parlement congolais, une activité de plaidoyer auprès des élus du peuple (députés et sénateurs).

Il était question pour ces ONG de pousser les députés et sénateurs à ratifier l’Accord-cadre des Nations unies sur le changement climatique signé le 12 décembre 2015 à Paris (France).

Pour Floribert Botamba Esombo, coordonnateur des projets et point focal REDD à WWF RDC, la mobilisation de la Société civile environnementale avait but de dire merci au gouvernement qui a transmis le projet de loi portant ratification de l’Accord de Paris au Parlement. Les députés nationaux siègent déjà ce mardi 10 octobre pour examiner cette proposition de loi en vue de sa ratification.

WWF et la Société civile environnementale de la RDC sont venus témoigner leur appui à l’action des députés et attendent que ce projet de loi soit ratifié pour que le pays figure parmi les 167 nations sur les 195 parties prenantes qui ont déjà ratifié l’accord.

Et au niveau des pays du Bassin du Congo, a poursuivi Flory Botamba, la RDC figure parmi les derniers Etats à n’avoir pas ratifié l’accord de Paris alors que le pays dispose de la grande couverture forestière des Etats membres du Bassin du Congo.

C’est la raison de la présence de la Société civile environnementale au Parlement, pour dire merci au gouvernement et de s’assurer aussi que le processus suivi depuis le début arrive à son terme ; question d’assister à son aboutissement.

Enjeux d’une ratification

Si la RDC ne ratifie pas l’Accord de Paris, elle n’aura pas voix au chapitre lors des discussions de la COP 23 qui se tiennent du 6 au 17 novembre 2017 à Bonn (Allemagne). Avant les assises de Bonn, la RDC est dans l’obligation de retrouver son leadership dans le cadre du Bassin du Congo et dans les pays forestiers. On doit aussi s’assurer que la RDC tient compte des retombées de l’Accord de Paris qui vont commencer à se mettre en place d’ici peu, parce qu’en fait, 55 pays avec plus de 55% des émissions au niveau mondial ont déjà ratifié l’accord. Par conséquent, cet accord entre en vigueur et si la RDC ne le ratifie pas, elle restera au bord de la route.

On se souvient que lors des tractations en vue de l’Accord de Paris, la RDC avait assuré la présidence de plusieurs groupes de négociations et aujourd’hui elle assume la présidence de Rainsforest, la coalition des pays de forêt tropicale. En tant tel, la RDC parle au nom des autres nations. Imaginez que la RDC ne ratifie pas cet accord de Paris, elle se retrouverait à Bonn sans prérogatives. Comment dès lors elle pourrait parler au nom des autres Etats ?

En ratifiant l’accord de Paris, la RDC assume son rôle, réalise en même temps ses ambitions de puissance régionale dans les discussions sur le climat et reprend sa place dans le concert des nations, spécialement dans le cadre des pays forestiers.

Soit dit en passant que l’Accord de Paris est le premier accord universel sur le climat. Il fait suite aux négociations qui se sont tenues lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Il a été approuvé par l'ensemble des 195 délégations le 12décembre2015 et est entré en vigueur le 4novembre2016.

La décision de la COP du samedi 12 décembre 2015 comporte l'accord de Paris proprement dit, un document de 17 pages, précédé d'une « décision de la COP » de 22 pages, qui précise son contenu, prolonge certains thèmes et en aborde d'autres. Ces deux documents ont un statut très différent, et seul l'accord est juridiquement contraignant : la décision n'a quant à elle qu'une valeur indicative.

La signature de l'accord est possible du 22 avril 2016 au 21 avril 2017 au siège des Nations unies.

 

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