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Déchu par l’assemblée provinciale de Kinshasa, R. Nsingi saisit la justice

Écrit par Donatien Ngandu, samedi le . Publié dans Faits divers

Le 26 octobre 2010, un arrêt de la Cour suprême de justice (CSJ) déclarait inconstitutionnelles et nulles les résolutions de l’assemblée provinciale de Kinshasa sur la déchéance du président Roger Nsingi, et ce dernier a été réhabilité.

 

 

Déchu le jeudi 5 octobre 2017 de son poste de président par l’assemblée provinciale de Kinshasa, Roger Nsingi a rejeté hier vendredi 6 octobre la décision des députés provinciaux, estimant que la plénière ayant décidé de sa destitution a été organisée de manière « informelle » et donc illégale. Il dit avoir saisi la justice à cet effet, rapporte Radio Okapi.

Roger Nsingi évoque notamment le fait que cette plénière a été convoquée par son adjoint. Cela, en violation du règlement intérieur de l’organe délibérant de Kinshasa. Il a dit à ce sujet : « Moi, je resterai toujours dans les textes. Si vous lisez notre règlement intérieur, vous allez voir que c’est le président de l’assemblée qui convoque la plénière. Le vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa peut convoquer une plénière seulement si  le président est empêché. Et comme vous le savez, je n’avais pas été empêché ».

 

Quant aux accusations qui pèsent sur lui, notamment celle d’incompétence, le président de l’assemblée provinciale déchu s’étonne qu’on taxe d’incompétent quelqu’un qui a passé dix ans à la tête de cette institution.

 

S’agissant des soupçons de détournement des salaires des agents administratifs de l’assemblée provinciale, M. Nsingi fait remarquer que ce n’est pas le président de l’assemblée qui paie les agents administratifs et souligne que le problème de non-paiement de ces fonctionnaires se pose dans toutes les assemblées provinciales de la RDC. Il dit avoir saisi la justice pour qu’elle tranche sur ce bras de fer.

 

Pour rappel, le président de l’assemblée provinciale de Kinshasa a été déchu de son poste par 39 députés présents à l’hémicycle sur les 48 qui composent cette institution provinciale. Ces derniers ont voté à l’unanimité la proposition des résolutions portant sa déchéance. Il lui est reproché notamment une opacité dans la gestion financière.

 

Mauvaise gestion

 

Le député provincial Henri Itoka, initiateur de cette procédure, cite notamment, en ce qui concerne la mauvaise gestion, le non-paiement des salaires du personnel de l’assemblée provinciale de Kinshasa, des assistants et des fonds destinés aux commissions et groupes parlementaires. Il évoque aussi le paiement des personnels fictifs, non prestataires à l’assemblée provinciale de Kinshasa et la signature des contrats à son profit personnel.

 

Roger Nsingi est aussi accusé de violer régulièrement le règlement intérieur de l’institution qu’il dirige, notamment par son refus de convoquer la session extraordinaire sollicitée par les députés provinciaux. Mais, l’homme incriminé n’a pas pris part à  la plénière, qui était dirigée par le vice-président.

 

A titre de rappel, Roger Nsingi a déjà été déchu le 10 septembre 2010 dans des circonstances identiques à celles du jeudi 5 octobre 2017. En effet, il avait été démis de ses fonctions suite à une procédure de déchéance initiée contre lui par le groupe parlementaire du MLC, sa propre famille politique. Il était accusé de détournement de l’argent destiné au paiement des indemnités des députés provinciaux et des personnels politiques et d’appoint, des frais de fonctionnement de l’assemblée provinciale.

 

Ce vote était organisé après que le concerné, Roger Nsingi, avait suspendu la plénière et claqué la porte de la salle face au blocage entre lui et les députés qui tenaient à son éviction. Le vice-président resté dans la salle avait reçu de cette plénière la délégation de pouvoir de poursuivre la police des travaux, conformément au règlement intérieur de cette institution.

 

Mais le 26 octobre 2010, un arrêt de la Cour suprême de justice (CSJ) déclarait inconstitutionnelles et nulles les résolutions 002 et 003 de l’assemblée provinciale de Kinshasa qui portaient respectivement sur le plein pouvoir de conduite des débats accordé au vice-président de cette institution et sur la déchéance du député Roger Nsingi  au poste de président. Et Roger Nsingi a été réhabilité.

 

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