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Assemblée provinciale de Kinshasa : Roger Nsingi déchu de son poste de président

Écrit par LP, vendredi le .

Après 11 ans de règne, Roger Nsingi vient d’être déchu de son poste de président de l’assemblée provinciale de la ville de Kinshasa. C’est à l’unanimité, soit 39 voix sur 39, que les élus de la ville ont décidé de le démettre de ses fonctions. Il conserve toutefois son statut de député provincial.

Henri Itoka, l’initiateur de cette procédure, cite notamment, en ce qui concerne la mauvaise gestion, le non-paiement des salaires du personnel de l’assemblée provinciale de Kinshasa, des assistants et fonds destinés aux commissions et groupes parlementaires. Il évoque aussi le paiement des personnels fictifs, nos prestataires à l’assemblée provinciale de Kinshasa et la signature des contrats en défaveur de l’assemblée provinciale et à son profit.

Roger Nsingi est aussi accusé de violer régulièrement le règlement intérieur de l’institution qu’il dirige, notamment par son refus de convoquer la session extraordinaire sollicitée par les députés provinciaux. Mais, l’homme incriminé  n’a pas pris part à  la plénière, qui était dirigée par le vice-président.  

11 ans de longévité au perchoir

Roger Nsingi, issu du MLC, vient de passer environ 11 ans à la tête de cette institution. Il a déjà été déchu le 10 septembre 2010 dans des circonstances identiques à celles de ce jeudi. Le président du bureau de l’assemblée provinciale de Kinshasa avait été démis de ses fonctions, suite à une procédure de déchéance initiée contre lui par le groupe parlementaire du MLC, sa propre famille politique. Il était accusé de détournement de l’argent destiné au paiement des indemnités des députés provinciaux et des personnels politiques et d’appoint et les frais de fonctionnement de l’assemblée provinciale.

Ce vote était organisé après que le concerné, Roger Nsingi, a suspendu la plénière et claqué la porte de la salle face au blocage entre lui et les députés qui tenaient à son éviction.

Le vice-président resté dans la salle avait reçu de cette plénière la délégation de pouvoir de poursuivre la police des travaux, conformément au règlement intérieur de cette institution.

Pour la deuxième motion de déchéance lancée contre elle, après celle de 2010, Roger Nsingi n’a pas pu échapper à la guillotine.

Le 3 février 2011, Roger Nsingi a été radié du MLC pour non-respect des instructions de la hiérarchie du parti dans la gestion de la crise qui prévalait au sein de l’assemblée provinciale de Kinshasa.

Nsingi promet de contrattaquer       

« Je suis surpris de voir les députés débiter des mensonges et dire n'importe quoi à l'Assemblée ». C’est la chaude réaction enregistrée du désormais ex-président de l’assemblée provinciale qui se porte déjà contestataire de la décision de sa destitution, par l’unanimité des 39 députés présents à la plénière de ce jeudi 5 octobre à l’assemblée provinciale ville de Kinshasa.

Sur la radio Top Congo, Roger Nsingi dénonce des vices de procédure et estime que la démarche suivie a été biaisée. « Dans une cérémonie solennelle, on ne peut pas prendre la motion incidentielle. Il n'y a jamais eu la conférence des présidents. On n'a jamais adopté le calendrier », rappelle-t-il.

Citant Emmanuel Shadary, il révèle que le vice-Premier ministre de l'Intérieur a rappelé à tous les députés qu'« à part lui, il n'y a aucune personne qui peut encore convoquer la plénière ». Selon lui donc, la motion de défiance est nulle et sans effets. Ce n'est même pas une motion. « C'est plutôt la haine », regrette-t-il.

Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, le président de l’Assemblée avait un délai de 72 heures pour présenter ses moyens de défense devant la plénière présidée par son vice-président. Il ne s’est pas présenté.

 

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