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Le développement du secteur semencier en RDC est buté aux contraintes environnementales

Écrit par Bienvenu Ipan, jeudi le . Publié dans Société

Les faibles taux d’adoption (moins de 50%) des semences certifiées pour les cultures vivrières clés et les très faibles volumes de vente de semences figurent parmi les problèmes qui freinent la croissance du secteur semencier.

Encore en phase d’introduction, l’industrie des semences en République démocratique du Congo est butée à plusieurs facteurs dans la chaîne de valeur des semences qui freinent la croissance de ce secteur.  Il y a, entre autres, les faibles taux d’adoption (moins de 50%) des semences certifiées pour les cultures vivrières clés et les très faibles volumes de vente de semences.

Ce rapport qui vient d’être publié sur la RDC résume les principales conclusions d’une étude menée par l’Indice d’accès aux semences en Afrique pour évaluer la structure et la performance économique du secteur des semences de la RDC. Ce, en mettant l’accent particulier sur quatre cultures céréalières (maïs, riz, haricots et soja) importantes pour la sécurité alimentaire en RDC. L’étude porte sur 12 de 26 provinces congolaises où les quatre cultures sont pratiquées, et dans certains cas, il y a des développements notables dans le secteur des semences.

L’étude couvre 20 indicateurs répartis dans les catégories Recherche et développement ; Compétitivité industrielle ; Politique et réglementation sur les semences ; Soutien institutionnel et Service aux petits agriculteurs. Cette première étude résume les 20 indicateurs et compare la RDC à d’autres pays où des études de l’Indice ont été menées.

En 2014 et 2016, un total de 20 indicateurs de quatre cultures ciblées ont été publiés. Parmi ceux-ci, six étaient des variétés de maïs, quatre variétés de riz et dix variétés des haricots. Aucune variété de soja n’a été sortie au cours de la période. Ceci est faible par rapport au Kenya (80), à la Tanzanie (50) et à la Zambie (44).

Au total, 89 variétés ont été vendues aux agriculteurs dans les quatre régions entre 2014 et 2016. Parmi celles-ci, il y avait 41 de maïs, 20 de riz, 16 de haricots et 12 de soja. Ceci est similaire aux chiffres correspondants dans d’autres pays comme le Malawi (91 variétés vendues en 2016) et le Zimbabwe (95 variétés vendues en 2016).

Selon le rapport qui cite les producteurs de semences en RDC, les fausses semences est un problème majeur qui affecte l’industrie des semences. En 2016, 185 cas de fausses semences ont été signalés. Ceci est significativement plus élevé que le nombre rapporté dans d’autres pays africains tels que l’Éthiopie (11 cas), le Malawi (20 cas), la Tanzanie (18 cas), la Zambie (22 cas) et le Zimbabwe (52 cas). Le rapport note cependant qu’en RDC, comme dans d’autres pays, le nombre de cas signalés est susceptible d’être une sous-estimation de l’industrie réelle.

Le rapport indique qu’en 2016, il y avait un total de 1198 agents de vulgarisation agricole dans les quatre régions étudiées. Neuf cent quatre-vingt-quatorze (83%) travaillent pour le Service national de vulgarisation (SNV. Les 204 autres sont employés dans le secteur privé, par les producteurs de semences (en 2016, sept employés de vulgarisation), ainsi que par des ONG et entreprises agroalimentaires privées.

L’agro-concessionnaire est un concept relativement nouveau en RDC. En 2016, il y avait 161 concessionnaires agricoles, dont 42 centres agro-industriels (qui servent de grossistes pour approvisionner de petits agro-concessionnaires) et 117 de petits agro-distributeurs ruraux. Cela se traduit par un ratio d’un agro-distributeur pour 43 882 ménages agricoles en RDC. Ceci est clairement insuffisant et conduit à une situation où la plupart des agriculteurs ont un accès très limité ou pas aux agro-marchands. Tous les autres pays interrogés par les auteurs du rapport ont plus de concessionnaires agricoles et un ratio plus élevé de concessionnaires agricoles par ménage : Kenya (1 121), Malawi (11 320), Tanzanie (12 900) et Zambie (13 276).

La présente étude sur la RDC a été financée et soutenue par Élan RDC pour atteindre un objectif commun : soutenir le gouvernement congolais et d’autres acteurs clés de l’industrie afin de créer et maintenir un environnement propice qui accélérera le développement d’un secteur privé dynamique. Et conduire le secteur des semences à servir et à améliorer les moyens de subsistance des millions de petits agriculteurs en RDC.

C’est cet environnement favorable que l’Indice d’accès aux semences en Afrique cherche à mesurer, à suivre et à comparer dans les pays d’Afrique. Le résultat recherché de cet indice est l’amélioration de l’accès à des semences améliorées localement adaptées, abordables et de haute qualité des variétés améliorées par les petits agriculteurs de l’Afrique subsaharienne. Ce premier cycle de validation des données de recherche sur le secteur semencier en RDC organisé par Elan RDC et l’Indice d’accès aux semences en Afrique sera suivi d’un deuxième à Lubumbashi et d’un troisième à Goma. La validation des données aboutira à une évaluation diagnostique complète de l’industrie des semences qui sera partagé avec les parties prenantes en novembre et décembre 2017.

 

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