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La protection des peuples autochtones au centre d’un atelier à Kinshasa

Écrit par Bienvenu Ipan, mercredi le . Publié dans Culture

Les pygmées plaident pour l’adoption par le Parlement et la promulgation par le chef de l’État de la proposition de la loi organique sur les principes fondamentaux relatifs à leurs droits.

Les peuples autochtones pygmées de la République démocratique du Congo s’emploient à renforcer les acquis de la coopération engagée en juin et septembre 2016 sur la pertinence de l’adoption, par le Parlement, de la proposition de la loi portant principes fondamentaux relatifs aux droits des peuples autochtones pygmées. Pour ce faire, ils s’offrent l’appui des députés et du Bureau conjoint des Nations unies sur le Droit de l’Homme (BCNUDH). C’est ce qui a justifié l’atelier d’échanges organisé, hier mardi 3 octobre à l’Hôtel Invest de la RTNC, sur « le rôle de la Commission nationale des Droits de l’Homme dans la protection des droits des peuples autochtones pygmées en RDC ».

Au cours de l’atelier, les participants ont été informés du contexte international de promotion et protection des droits de l’homme des peuples autochtones dans lequel s’inscrit les initiatives du gouvernement et Parlement de la RDC. Les participants ont aussi été informés du processus d’élaboration d’une proposition de loi portant protection des droits des peuples autochtones pygmées de la RDC, à l’initiative du Groupe de parlementaires pour la défense des droits des peuples autochtones pygmées de la RDC. Ce, avec l’appui de la Dynamique du Groupe des peuples autochtones (DGPA). L’atelier a, par ailleurs, sensibilisé les participants et membres des Commissions parlementaires pertinentes de l’importance de protéger les droits des plus marginalisés, peuples pygmées de la RDC, en vue de mieux appréhender et prévenir les tensions voire les conflits entre les différentes communautés du pays et protéger les droits fondamentaux de cette composante du peuple congolais. Les participants ont partagé les initiatives en faveur d’une meilleure protection des droits du peuple pygmée au niveau des provinces de la RDC. Ils ont aussi défini les priorités d’action des parlementaires et des autres acteurs clés du gouvernement en vue d’une adoption de la proposition de la loi dans un délai raisonnable.

HCDH, BCNUDH et parlementaires à la défensive

Le représentant du BCNUDH, Abdoul Aziz Thioye, a évoqué l’ambition de ces assises qui est de reconnaître la protection des droits de l’Homme à un service équitable à la justice sans discrimination aucune, au respect des identités pour prévenir des tensions voire des conflits entre communautés. C’est en ce sens que l’adoption d’une législation spécifique portant protection des droits fondamentaux des peuples autochtones pygmées est essentielle pour réparer les conflits du passé et favoriser des relations harmonieuses et de coopération en tenant compte de principes de justice et de respect des valeurs.

Il a indiqué que « le Haut Conseil des Nations unies au Droit de l’Homme (HCDH) et le BCNUDH resteront aux côtés des tous les acteurs impliqués dans cette lutte et continueront à soutenir vos efforts pour le meilleur respect de droits des peuples autochtones en RDC ».

Le représentant du Collectif des parlementaires pour la défense des droits des peuples autochtones pygmées en RDC, le député Bruno Lapika, a déploré le fait qu’inscrite au Parlement cela fait déjà quatre fois, la proposition de la loi sur la protection des droits des peuples autochtones pygmées n’a toujours pas programmée pour un débat général en plénière. « Au delà de cette inquiétude, nous restons confiant que cette fois-ci, nous finirons par débattre de cette loi, avec votre appui. Nous sommes convaincu que le combat que nous avons engagé avec la DGPA et d’autres structures de la Société civile, finira par porter des fruits. Et le grand fruit que nous attendons c’est l’adoption de cette loi par le Parlement congolais et la promulgation par le chef de l’État», a déclaré l’élu Lapika.

Il a fait savoir qu’au delà de la proposition de loi, son collectif a d’autres activités qui portent sur la problématique de la cohabitation entre les pygmées et les peuples de langues bantu, à savoir des Nilotiques, des Soudanais ou Hamites. « Notre collectif s’intéresse également à la problématique qui s’interroge sur la nécessité ou pas de préserver les peuples autochtones pygmées dans leur milieu naturel pour ne pas altérer leur culture. Ou faudrait-il les intégrer dans la modernité pour qu’ils bénéficient comme tous les autres Congolais, des avantages de l’industrialisation et de la globalisation. Ce sont ces deux problématiques qui, à côté de la proposition de loi, vont nous engager au cours de cette session et nous prendra pratiquement tout le temps qui nous reste pour la présente législature », a annoncé l’honorable Bruno Lapika.

 

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