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RDC: Le syndrome des assemblées provinces du Kasaï et du Tanganyika s'exporte à Kinshasa

Écrit par LP, mardi le .

Entre le gouvernement provincial conduit par André Kimbuta et l’assemblée provinciale dirigée par Roger Nsingi, c’est la guerre ouverte. Parallèlement, le président de l’assemblée provinciale vient d’ouvrir un nouveau front contre son premier vice-président.

Devant la presse, réunie lundi dans son cabinet, le président de l’assemblée provinciale a sollicité le concours du Procureur général de la République pour invalider son adjoint au perchoir de l’organe délibérant de la ville de Kinshasa. Alors que le conflit avec le gouverneur de la ville n’est pas encore aplani, le président de l’assemblée provinciale vient d’ouvrir un front contre son premier adjoint au bureau de la même institution.

Depuis un certain temps, une information circule au sujet de la motion de défiance initiée contre M. Roger Nsingi, président de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Celle-ci aurait déjà récolté trente-six signatures de ses collègues députés provinciaux. En bref, ces derniers qui réclament sa destitution, l’accusent de détournements, mégestion, d’incompétence et d’autres maux.

Confusion au perchoir

Hier lundi 2 octobre, le président Nsingi a fait appel à la presse pour éclairer l’opinion à ce sujet. Mais contrairement aux attentes des femmes et hommes des médias qui l’ont attendu pendant plus de trois heures, le président de l’assemblée provinciale s’est débarqué autour de 19h00’, non pas pour tenir le point de presse annoncé, mais pour faire savoir que dès ce mardi 3 octobre 2017, la Cour constitutionnelle va destituer le vice-président de l’assemblée provinciale, et il va perdre du coup son poste de député provincial.

À la préoccupation d’un journaliste de savoir pour quel crime, le président Roger Nsingi a évoqué l’article 110 de la Constitution de la République démocratique du Congo qui stipule qu’un député est élu sur base de son parti politique. Par conséquent, dès qu’il ne fait plus partie de ce parti, il doit être invalidé, a indiqué le président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, s’appuyant sur ces prescrits constitutionnels.

Selon Roger Nsingi, le vice-président de l’assemblée provinciale a déjà quitté le parti pour lequel il avait été élu en créant son propre parti. C’est ainsi qu’il tombe sous le coup de cette mesure, argue-t-il.

Il a annoncé qu’à cet effet, les services du Procureur général de la République vont dès aujourd’hui procéder à la fermeture du bureau du vice-président qui n’aura pris droit d’y mettre les pieds. Il ne pourra même plus siéger aux plénières de cette institution.

Pour finir, le président Roger Nsingi a affirmé qu’il n’y a plus de crise à l’assemblée provinciale de Kinshasa, soulignant que « tout est revenu dans l’ordre ».

 

 

 

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