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L’Institut d’émission procède au lancement d’un nouveau système national de paiement

Écrit par Olivier Kaforo, lundi le . Publié dans Economie

Le secteur bancaire congolais se lance, dans le cadre des réformes, dans la modernisation du système national de paiement. Un pas important vers la performance.

La Banque centrale du Congo (BCC) a entamé le processus de modernisation du système national de paiement (PROMOSYS). La mise en production de la première phase de ce processus est intervenue le vendredi 29 septembre à Kinshasa. L’auditorium de Kempeski Fleuve Congo hôtel a servi de cadre au lancement officiel de ce nouveau système national de paiement. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre des réformes du système bancaire en RDC.

En procédant au lancement de ce nouveau système national de paiement, la BCC exécute le décret n°04/083 du 27 septembre 2004, relatif aux enjeux d’intégration économique régionale et au développement économique national. La mise en place de ce nouveau système national de paiement bénéficie de l’appui des partenaires extérieurs dont la Banque mondiale et la Cellule d’exécution des financements en faveur des États fragiles (Cfef).

Dans son mot de circonstance, le gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo a indiqué qu’une nouvelle ère de modernité s’ouvre pour tous les utilisateurs des services de paiement que sont le Trésor public, les institutions financières, les entreprises et les ménages…. Pour lui, plusieurs défis demeurent et qu’il faut relever.

« Plusieurs défis se dressent encore devant nous, pour lesquels l’année 2018 sera déterminante. En effet, mis à part la centrale des incidents des paiements dont le démarrage des travaux d’implémentation est projeté au cours de ladite année, il nous faudra activer le segment complémentaire de la réforme par la mise en place d’un switch monétique interbancaire et d’un centre de personnalisation des cartes bancaires en RDC », a-t-il indiqué.

Un pas décisif

Avec la mise en place du nouveau système national de paiement, la RDC acquiert une solution logicielle en phase avec les dernières avancées technologiques en matière de système de paiement. Le pays espère ainsi s’adapter aux systèmes d’information des participants dont le principal avantage est d’assurer la stabilité du système financier. Notamment à travers la gestion des risques liés au système de paiement et de règlement d’importance systémique ; l’accroissement de l’efficacité et de l’efficience des systèmes et instruments de paiement en termes de rapidité, de coût et de protection des consommateurs des services de paiement.

Pour ce faire, le projet a acquis, entre autres, un système de paiement des gros montants en temps réel (RTGS). Ce système assure, en temps réel, les règlements interbancaires de gros montants dont ceux issus quotidiennement de la télécompensation, et leur confère ainsi un caractère irrévocable. Il contribue donc à la protection du système bancaire contre les risques systémiques.

Le nouveau système national de paiement offre également l’avantage de disposer d’un système de télécompensation automatisé (ACH). Il s’agit de la dématérialisation des échanges interbancaires qui, dans un environnement sécurisé, se feront plus rapidement, peu importe le lieu où la transaction s’effectue.

Le système de dépositaire central des titres dématérialisés (CSD), quant à lui, assure la conservation des titres émis par la Banque centrale du Congo  (bons BCC) ainsi que la gestion des transactions et du processus d’enchères. Le cas échéant, il sera capable de gérer d’autres types de titres tels que les titres d’Etat ou d’autres actifs permettant de garantir le règlement définitif des paiements.

« Le projet qui se décline en plusieurs volets est également en phase d’acquisition d’une Centrale des incidents de paiements », a confié un expert.

Parmi les avantages loués par les spécialistes, l’on note qu’avec le nouveau système national de paiement, la confiance du grand public sera renforcée dans le système économique et financier, grâce à des transactions financières et commerciales fiables dans un environnement technique et juridique sécurisé. Autre avantage, la réduction du délai du dénouement des opérations ainsi que leurs coûts. Ce nouveau système devra permettre à la BCC la mise en œuvre d’une politique monétaire plus efficiente qui, selon les experts, contribuera à la stabilité financière autant qu’elle favorisera l’usage des instruments de paiement scripturaux.

 

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