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Dicophobie

Écrit par Ben-Clet, Publié lundi 11 Septembre 2017 le . Publié dans Apostrophe

Dicophobie. Le mot n’est peut-être pas encore répertorié dans le Petit Robert ou le Petit Larousse. Mais les érudits, eux, savent, en décomposant le substantif, lui trouver le sens. Quant aux non-initiés, ils retiendront désormais que «dico» signifie «dictionnaire» et que «phobie» (φοβία, en grec) renvoie à «crainte excessive».

Le néologisme veut tout simplement décrire des gens qui ont une peur bleue de consulter un dictionnaire. Est-ce parce qu’ils se sentiraient capables de trouver, par eux-mêmes, l’orthographe de tous les mots ou le sens de toutes les expressions ? Et même si c’était le cas, ces dicophobes méritent-ils, pour cet exploit, dénonciation ou ovation ?

En vérité, en vérité, je vous le confie : les jeunes d’aujourd’hui, -élèves, étudiants ou ex-étudiants - plus scotchés sur WhatsApp, Facebook, YouTube, expriment, dans leur attitude une corrosive antipathie envers Robert et Larousse. Résultat : soumis à une dictée, ils crachent tout ce qui sort de leurs tripes. C’est-à-dire des conneries ayant quelque ressemblance avec des mots français !

Ce méga-péché de la jeunesse numérisée s’invite également, sans pudeur, dans les salles de rédaction. Qu’un stagiaire en SIC vous soit recommandé par son université pour des travaux pratiques, soyez calme : votre vieux dictionnaire ne sera ni violenté ni violé une seule fois par votre hôte. En revanche, ses «articles» dans un français approximatif–sorte de langue d’oïl ou langue d’oc - vous donneront le tournis.

Stop à nos illustres dicophobes ! Ils poussent leur idolâtrie jusqu’à renier Maurice Grevisse, l’auteur de la grammaire (grand’mère) de leurs parents. Ô quelle génération !

 

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