A la Une

Calendrier électoral : C. Nangaa renvoie la balle au gouvernement

Calendrier électoral : C. Nangaa renvoie la balle au gouvernement

La tripartite du Palais du peuple est entrée dans le vif du sujet. Le président de la Céni,...

Tripartite Céni-CNSA-Gouvernement : Une coalition de « falsificateurs »

Tripartite Céni-CNSA-Gouvernement : Une coalition de « falsificateurs »

Après avoir bâclé l’arrangement particulier de l’Accord politique du 31 décembre 2016, la MP et...

Soutien improductif

Soutien improductif

La République démocratique du Congo est en train de sombrer. La crise politique ne fait que...

Quel mécanisme pour une transition sans Kabila ?

Quel mécanisme pour une transition sans Kabila ?

La tenue d’élections étant exclue cette année, l’après-décembre 2017 reste un mystère. Raison...

Imprimer

Dicophobie

Écrit par Ben-Clet, Publié lundi 11 Septembre 2017 le . Publié dans Apostrophe

Dicophobie. Le mot n’est peut-être pas encore répertorié dans le Petit Robert ou le Petit Larousse. Mais les érudits, eux, savent, en décomposant le substantif, lui trouver le sens. Quant aux non-initiés, ils retiendront désormais que «dico» signifie «dictionnaire» et que «phobie» (φοβία, en grec) renvoie à «crainte excessive».

Le néologisme veut tout simplement décrire des gens qui ont une peur bleue de consulter un dictionnaire. Est-ce parce qu’ils se sentiraient capables de trouver, par eux-mêmes, l’orthographe de tous les mots ou le sens de toutes les expressions ? Et même si c’était le cas, ces dicophobes méritent-ils, pour cet exploit, dénonciation ou ovation ?

En vérité, en vérité, je vous le confie : les jeunes d’aujourd’hui, -élèves, étudiants ou ex-étudiants - plus scotchés sur WhatsApp, Facebook, YouTube, expriment, dans leur attitude une corrosive antipathie envers Robert et Larousse. Résultat : soumis à une dictée, ils crachent tout ce qui sort de leurs tripes. C’est-à-dire des conneries ayant quelque ressemblance avec des mots français !

Ce méga-péché de la jeunesse numérisée s’invite également, sans pudeur, dans les salles de rédaction. Qu’un stagiaire en SIC vous soit recommandé par son université pour des travaux pratiques, soyez calme : votre vieux dictionnaire ne sera ni violenté ni violé une seule fois par votre hôte. En revanche, ses «articles» dans un français approximatif–sorte de langue d’oïl ou langue d’oc - vous donneront le tournis.

Stop à nos illustres dicophobes ! Ils poussent leur idolâtrie jusqu’à renier Maurice Grevisse, l’auteur de la grammaire (grand’mère) de leurs parents. Ô quelle génération !

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

S’alignant presque sur la ligne de la Majorité présidentielle (MP), la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a laissé entendre que les élections reportées « au plus tard en décembre » auront...