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Processus électoral en panne : la réunion interinstitutionnelle accouche d’une souris

Écrit par Le Potentiel, Publié lundi 11 Septembre 2017. Publié dans Online Dépêches

Un épais nuage sombre continue de surplomber le processus électoral en République démocratique du Congo. En dépit de  l’enrôlement de plus de 42 millions d’électeurs, des doutes sérieux pèsent sur la tenue effective des scrutins. Même la réunion interinstitutionnelle, présidée pourtant par le Chef de l’Etat, n’a apporté aucune lumière sur ce qui reste du processus électoral. Toujours pas de calendrier électoral, pas d’assurance sur le financement du processus. Au tant dire que l’incertitude demeure sur la tenue d’élections en RDC.

Le Chef de l’État, Joseph Kabila Kabange, a présidé, le samedi 9 septembre à Kinshasa, une réunion interinstitutionnelle consacrée à l’évaluation du processus électoral. Cette séance de travail a réuni quelques membres du gouvernement – sans le Premier ministre en mission privée à l’extérieur –, du Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA) et de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

À cet effet, le président de la Centrale électorale a fait un état des lieux des opérations d’enrôlement. Corneille Nangaa a notamment présenté à l’assistance les défis qui se posent pour la poursuite du processus électoral. Il s’agit du déficit de financement du processus et du complément du cadre juridique. Le parlement doit encore voter la loi sur la répartition des sièges des élections urbaines et la loi électorale. Quant au gouvernement, il n’a pas encore décaissé le fonds pour démarrer les opérations d’enrôlement dans le Kasaï, le Kasaï Central et les deux territoires de Luilu et Kamiji, dans la province de la Lomami. De même, l’Exécutif national entretient un mystère autour du budget à disponibiliser en faveur de la Centrale électorale.

Cette réunion interinstitutionnelle s’est limitée, à en croire le communiqué final, à faire le constat. Aucune décision concrète n’a été prise. Au contraire, l’incertitude demeure sur la poursuite du processus électoral. Le gouvernement n’a toujours pas donné un engagement ferme sur le financement des scrutins encore moins le chronogramme de versement des fonds pour permettre à la Céni de faire son planning en connaissance des causes.

L’on sait qu’il faudra d’abord conclure les opérations d’enrôlement dans le Kasaï avant de débloquer les fonds nécessaires pour la tenue effective de la présidentielle, les législatives nationales et provinciales. Sur toutes ces questions, c’est le silence radio. La réunion interinstitutionnelle n’a apporté aucune assurance.

Pourtant, il y a moins de deux semaines, la Céni, le gouvernement et un vice-président du CNSA se sont réunis à Kananga pour faire le même exercice d’évaluation du processus électoral. Ici comme à la réunion interinstitutionnelle, l’on se limite à des constats sans décisions concrètes, ni même de calendrier électoral. Pourtant, les Congolais et la communauté internationale attendent la publication du calendrier électoral. C’est la publication du calendrier électoral qui va attester la volonté du régime de Kinshasa d’aller aux élections.

C’est un secret de polichinelle, la majorité au pouvoir à Kinshasa entend retarder le plus longtemps possible la tenue d’élections pour continuer à maintenir son autorité morale à la tête de la RDC alors que son deuxième et dernier mandat a expiré depuis le 19 décembre 2016.

À tout prendre, la réunion interinstitutionnelle a accouché d’une souris. La pression doit continuer sur Kinshasa pour le contraindre à débloquer le processus électoral en vue de la tenue des élections conformément à l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016, conclu sous les auspices de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco).

 

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