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Un zèle trompeur

Écrit par Ben-Clet, publié mercredi 06 Septembre 2017 le . Publié dans Apostrophe

Les news en provenance de Lubumbashi ne sont pas réconfortantes. Surtout quand elles touchent à la politique. Preuve : les Droits-de-l’hommistes ne cessent de dénoncer les interdictions intempestives des manifestations initiées par les animateurs du Rassemblement de l’opposition.

En témoignent les fréquents déploiements des policiers suffisamment armés pour «protéger», en l’isolant, le domicile de Gabriel Kyungu wa Kumuanza. Mais aussi pour «escorter» celui-ci - sans l’avoir sollicité - chaque fois qu’il se déplace, dimanche, aux fins de rendre grâce à Dieu dans une église de Lubumbashi. Le même manège est observable quand la base de son parti tente de le joindre pour s’abreuver dévotement à sa bible.

Ces insolites «encadrements policiers» ne sont pas réservés qu’à «bába» Kyungu. Le député national Christian Mwando Nsimba, fils d’un autre patriarche disparu, subit les mêmes harcèlements, imaginés pour l’empêcher, lui aussi, de communier avec ses militants.

Constat : quoi que fassent policiers et autres agents de sécurité pour les intimider, Kyunguistes et Mwandistes aspirent déjà à la radicalisation. Ils n’entendent pas fléchir un jour. Et quand les autorités civiles et militaires de Lubumbashi manifestent un zèle peu ordinaire dans la traque musclée du Rassemblement, le pays entier rit sous cape. «L’intolérance politique entre Katangais a exceptionnellement dépassé les bornes à Lubumbashi», ironise-t-on dans les 25 autres provinces.

Au fait, quel dividende gagnerait Joseph Kabila en entretenant une division politique artificielle de la société katangaise ? Les initiatives du gouvernement local travaillent-elles en sa faveur ? Pardon ! Le «chien de garde» a aboyé.

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