A la Une

Loi électorale révisée au Sénat: Ça passe ou ça casse

Loi électorale révisée au Sénat: Ça passe ou ça casse

La Sénat a entamé, lundi, l’examen du projet de révision de la loi électorale, lequel a été...

L’UE conditionne ses rapports avec la RDC au respect de « l’esprit de consensus de l’Accord de la Saint-Sylvestre »

L’UE conditionne ses rapports avec la RDC au respect de « l’esprit de consensus de l’Accord de la Saint-Sylvestre »

Réuni, hier lundi 11 novembre à Bruxelles, le Conseil de l'Union européenne, organe qui...

Anarchie dans la ville

Anarchie dans la ville

On n’est pas encore dans une situation d’état d’urgence. Mais, il faut reconnaître que,...

Loi électorale révisée : Grandes manœuvres politiques au Sénat

Loi électorale révisée : Grandes manœuvres politiques au Sénat

Programmé pour samedi dernier, l’examen en seconde lecture du projet de loi électorale révisée...

Les non-dits de Brazza

Les non-dits de Brazza

Brazzaville a organisé un mini-sommet, le samedi 9 décembre, qui a réuni trois présidents de la...

Imprimer

L’alerte de l’Unicef : la pauvreté et les conflits entravent les progrès de la scolarisation

Écrit par AMK le . Publié dans Faits divers

La proportion d'enfants non scolarisés dans le monde a à peine diminué ces 10 dernières années, a déclaré mercredi le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), rapporte un.org.

 

En 2017, 11,5% des enfants âgés de 6 à 15 ans (123 millions) sont en dehors du système scolaire contre 12,8% (135 millions) en 2007. Selon l'UNICEF, cette stagnation s'explique par des taux importants de pauvreté, des conflits prolongés et des urgences humanitaires complexes. L'agence onusienne appelle à davantage d'investissements pour résoudre les problèmes qui empêchent les enfants vulnérables d'aller à l'école.

Cette alerte de l’Unicef concerne notamment la République démocratique du Congo qui connait depuis vingt ans maintenant des conflits armés qui s’accompagnent généralement de la pauvreté des populations. En RDC, des milliers d’enfants ont été privés de leur scolarité notamment dans les provinces du Kasaï où l’activisme des miliciens se réclamant de Kamuina Nsapu a éclaté depuis août 2016. L’église catholique a dénoncé la destruction de 60 écoles dans l’espace Kasaï durant ces conflits.

Les investissements visant à augmenter le nombre d'écoles et d'enseignants pour répondre à la croissance de la population ne suffisent pas », a déclaré le responsable de l'éducation de l'UNICEF, Jo Bourne. « Cette approche consistant à continuer comme si de rien n'était, ne permettra pas de scolariser les enfants les plus vulnérables à l'école - et ne les aidera à atteindre leur plein potentiel – s'ils continuent à être pris au piège de la pauvreté, des privations et de l'insécurité ».

Pour M. Bourne, « les gouvernements et la communauté mondiale doivent cibler leurs investissements pour éliminer les facteurs qui empêchent ces enfants d'aller à l'école en premier lieu, notamment en rendant les écoles sûres et en améliorant l'enseignement et l'apprentissage ».

Peu de financement dans l’éducation

Pour l’Unicef, les enfants vivant dans les pays les plus pauvres du monde et dans les zones de conflit sont affectés de manière disproportionnée. Sur les 123 millions d'enfants qui ne vont pas à l'école, 40% vivent dans les pays les moins avancés et 20% vivent dans des zones de conflit.

La guerre continue de menacer – et de renverser - les progrès engrangés en matière d'éducation. Les conflits en Iraq et en Syrie ont entraîné 3,4 millions d'enfants supplémentaires sur le chemin de la déscolarisation, ce qui porte le nombre d'enfants non scolarisés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à environ 16 millions - soit le niveau de 2007.

Avec leur niveau élevé de pauvreté, la croissance rapide de leurs populations et leurs urgences récurrentes, l'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud représentent 75% de la population mondiale non scolarisée dans le primaire et le secondaire.

L'UNICEF souligne toutefois quelques progrès. L'Éthiopie et le Niger, qui font parmi des pays les plus pauvres du monde, ont enregistré le plus de progrès dans les taux de scolarisation des enfants en âge scolaire au cours de la dernière décennie, avec une augmentation respective de plus de 15% et d'environ 19%.

Les déficits de financement pour l'éducation dans les situations d'urgence affectent l'accès des enfants à l'école dans les zones de conflit. En moyenne, moins de 2,7% des appels humanitaires mondiaux sont consacrés à l'éducation.

Au milieu de l'année 2017, l'UNICEF n'a reçu que 12% du financement requis pour assurer l'éducation des enfants dans des situations de crise. Des fonds supplémentaires sont nécessaires pour répondre au nombre croissant de crises et à leur complexité et pour donner aux enfants la stabilité et les opportunités à laquelle ils ont droit.

 

Articles récents

Les commentaires de Mr. Sébastien Impeto Pengo, ancien gouverneur de lEquateur de la République démocratique du Congo sur Le Journal ont attiré l'attention du public. Une grande attention a été attirée...