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Uhuru invalidé !

Écrit par Ben-Clet, publié dimanche 03 septembre 2017 le . Publié dans Apostrophe

 

 

Raila Odinga y tenait. Et la Cour suprême lui a partiellement donné raison. Quatre des six juges ont invalidé la réélection d’Uhuru Kenyatta et confondu la Commission électorale (IEBC). Cap sur un nouveau scrutin. C’est historique. Un cas de jurisprudence.

 

L’opposant avait d’abord dénoncé, dès le 9 août, un piratage du système informatique de la Commission électorale. À sa suite, la coalition d’opposition avait rejeté les résultats annoncés par l’IEBC, au motif qu’ils auraient été publiés avant la transmission de la totalité des procès-verbaux. Après deux jours d’audience, ses avocats ont pu, grâce à un premier arrêt de la Cour, accéder à une partie des serveurs de l’IEBC, ainsi qu’aux originaux des procès-verbaux.

Pour leur part, les avocats de l’IEBC et d’Uhuru Kenyatta avaient qualifié les irrégularités listées par l’opposition de «fantaisistes». C’est insuffisant, disaient-ils, pour invalider une élection. Deux semaines après, ils sont désillusionnés.

 

Vétéran de la politique kényane, Raila Odinga est, en effet, candidat pour la quatrième fois à la présidentielle. Il est le fils de Jaramogi Oginga Odinga, brièvement vice-président de Jomo Kenyatta avant d’être écarté. En 2007, il avait crié à la fraude à l’annonce de la réélection du président Mwai Kibaki. Le Kenya avait alors plongé dans deux mois de violences, qui avaient fait au moins 1 100 morts et plus de 600 000 déplacés.

 

En 2013, Raila avait dénoncé des fraudes après la victoire d’Uhuru Kenyatta. Le revoici devant la Cour en 2017. Les compteurs de la Commission électorale sont remis à zéro. Les démocrates du monde saluent le courage de la Cour suprême kényane. Combien de juges africains «veulent» se laisser contaminer par le viruskényan ? That’s the question.

 

 

 

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