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Tara et les 15

Écrit par Ben-Clet, publié mercredi 30 aout 2017 le . Publié dans Apostrophe

L’actualité nous force à revenir sur Tara, ce petit village martyr perdu dans la lointaine province de l’Ituri, aux abords du Lac Albert. Les images tragiques de ce village ont fait le tour de la planète. Et ça, ça appartient à un passé pas du tout éloigné de la mémoire des Congolais.

Le gouvernement de la République semble nous rappeler, à sa manière, qu’il est proche de ses citoyens. Pour preuve, un deuil de deux jours a été décrété, bien que fort tardivement, pour les 28 et 29 août 2017. Le communiqué de la Présidence de la République avait enjoint les médias audiovisuels de ne balancer que de la musique religieuse pendant les 48 heures.

Pour leur part, les Tarariens sont actuellement occupés à reconstruire de nouvelles cases sur de nouveaux sites, et à se reconstruire psychologiquement. L’épreuve a été très dure : 33 corps ensevelis dans des décombres, 174 disparus, 74 cases englouties, 57 miraculés et 280 orphelins !

Tara risque d’embarrasser la mauvaise conscience des autorités. Car, pour un drame survenu le 17 août, la Présidence ne s’est manifestée que le 22. Le gouvernement n’y a dépêché une délégation que le 24. Et le deuil national n’a été décrété que le 28.

Sans vraiment jouer à la récupération politicienne, les partis de l’opposition ont sauté sur l’opportunité offerte par la Majorité au pouvoir pour dénoncer son «indifférence», qui s’est plus tard muée en «passivité».

La réaction du président Kabila n’aurait pas connu les ratés, que déplore l’opinion publique. Tout ceci arrive parce qu’il n’a toujours pas repéré 15 collaborateurs sachant anticiper et s’offrant comme paratonnerre. Les pêcheurs de Tara, eux, sauront pardonner aux pécheurs kinois. Amen.

 

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