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Cadre macroéconomique : la BCC évoque un relèvement de l’activité économique en 2017

Écrit par O.K, publié samedi 12 aout 2017 le . Publié dans Economie

Les indicateurs de l’économie congolaise affichent de plus en plus le vert. Quelques efforts suffisent pour que la RDC retrouve sa vraie place dans l’échiquier économique internationale.

 

Les estimations de la croissance économique, sur base des réalisations de la production à fin mars 2017, renseignent un relèvement de l'activité économique à 3,1 % en 2017 contre une réalisation de 2,4 % en 2016. C’est ce qu’indique un communiqué rendu public par la Banque centrale du Congo (BCC), à l’issue de la 7ème réunion du Comité de politique monétaire.

À en croire les experts de l’Institut d’émission, cette timide reprise de la croissance serait imputable principalement à la reprise observée dans la branche extraction. Ce, sous l'impulsion du redressement des cours des matières premières.

Au mois de juillet, indique le communiqué de la BCC, le solde du baromètre de conjoncture est ressorti à -1,9 % contre -3,8 % un mois plus tôt.

Sur le marché des biens et services, les effets de la dépréciation du franc congolais se sont ressentis négativement sur le rythme de formation des prix intérieurs. Après un taux d'inflation mensuelle de 7,4 % en juin, le mois de juillet a affiché un niveau légèrement supérieur, soit 8,1 %. En cumul annuel, l'inflation est ressortie à 30,5 %, soit 42,8 % en glissement annuel contre un objectif de 7,0 % à fin décembre 2017.

Au regard du décalage manifeste de l'inflation par rapport à sa cible annuelle, le CPM a invité le Gouvernement à actualiser la cible de l'inflation pour 2017 pour plus d'efficacité dans la conduite des politiques macroéconomiques.

Concernant les finances publiques, l'exécution des opérations financières de l'Etat s'est clôturée par un excédent de 99,6 milliards de CDF. Ce résultat s'explique en partie par le bon comportement des régies financières soutenu par l'échéance fiscale relative au paiement du premier acompte provisionnel de l'impôt sur le bénéfice et profit dans un contexte de mise en œuvre de la mesure portant gel de paiements de certaines dépenses publiques eu égard au faible niveau de mobilisation des recettes. En cumul annuel, la situation financière de l'Etat est excédentaire de 27,3 milliards de CDF.

Sur le marché des changes, l'évolution du taux de change au mois de juillet a connu deux phases: la première, observée aux vingt-huit premiers jours du mois, a été marquée par une forte poussée du taux de change, lequel est passé de 1.507,78 CDF et 1.545,30 CDF le dollar américain respectivement à l'indicatif et au parallèle à fin juin 2017 à 1.647,81 CDF et 1.691,83 CDF le dollar au 28 juillet 2017, soit des dépréciations de 8,5 % et 8,6 % principalement alimentées par le financement monétaire des déficits publics.

Une prise en compte justifiée

La deuxième phase couvre les trois derniers jours du mois de juillet, où il a été noté une forte appréciation du franc congolais, tenant à la forte demande de la monnaie nationale induite par la nécessité de rencontrer l'échéance fiscale sur fond d'une discipline budgétaire plus structurée. Ainsi, au 31 juillet, les cours indicatif et parallèle se sont situés à 1.565,97 CDF et 1.582,33 CDF le dollar américain enregistrant des appréciations de 5,2 % et 6,9 % par rapport au 28 juillet.

Pour conforter cette situation, le CPM extraordinaire du 3 août courant, a décidé d'améliorer davantage l'offre de devises sur le marché via la vente des devises aux banques par adjudication.

S'agissant des réserves de change, elles se sont situées à 730,3 millions USD, niveau correspondant à 3,21 semaines d'importations des biens et services sur ressources propres. Ce niveau devrait connaître une remontée à court terme, soutenu par les retombées de la campagne de sensibilisation sur le rapatriement des 40 % des recettes d'exportation par les opérateurs miniers.

Sur le plan monétaire, la situation monétaire provisoire arrêtée à fin juillet 2017 renseigne une baisse de la base monétaire de 98,9 milliards de CDF par rapport au mois de juin 2017. Cette contraction est expliquée par l'amélioration du Crédit Net à l'Etat. La réserve obligatoire a contribué sensiblement à assécher la liquidité en rendant les avoirs libres des banques négatifs.

Quant au taux directeur, en dépit de sa marge négative à la suite de la hausse de l'inflation, cet instrument a permis, d'une part, au Bon BCC de maintenir le niveau de son encours à 4,03 milliards de CDF comme au mois de juin, et d'autre part, de favoriser l'ajustement à la hausse du taux interbancaire dans un contexte de la forte volatilité du taux de change et de l'accélération de l'inflation.

Parlant du dispositif de politique monétaire, le CPM a décidé de maintenir inchangé le dispositif actuel. Ainsi, le taux directeur demeure à 20 %.

Au sujet des coefficients de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme, ils sont maintenus respectivement à 13 % et 12 % et ceux pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2 % et 0 %. « La régulation de la liquidité va se poursuivre avec le Bon BCC », a promis le CPM.

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