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Conseil des ministres : un rendez-vous protocolaire sans impact réel

Écrit par Stanislas Ntambwe. Publié dans A la Une

Les conseils des ministres se raréfient en République démocratique du Congo. Depuis  son investiture par l’Assemblée nationale, le gouvernement Tshibala n’a tenu que 4 réunions ordinaires et deux réunions extraordinaires du conseil des ministres, soit six conseils des ministres seulement en près de trois mois. Pendant ce temps, la situation politique et socio-économique du pays ne fait que se détériorer. Comme quoi, les conseils des ministres sont devenus des rendez-vous protocolaires, sans impact réel sur le vécu des Congolais.

C’est seulement hier vendredi 11 août que le gouvernement Tshibala a tenu sa 4ème réunion ordinaire du conseil des ministres. Deux autres réunions extraordinaires du conseil des ministres se sont tenues au cours du premier mois d’exercice de l’actuel gouvernement. Au total, le gouvernement dirigé par Bruno Tshibala n’a tenu que six réunions du conseil des ministres depuis son investiture, le 16 mai 2017, par l’Assemblée nationale.

Autant dire que le gouvernement de la République se réunit à peine deux fois par mois pour débattre et arrêter des résolutions sur la gouvernance de la République démocratique du Congo. Même si, on le sait, un comité restreint des ministères socio-économiques se réunit en parallèle des réunions de conseils des ministres, il y a lieu de constater que les membres du gouvernement se rencontrent rarement pour débattre et délibérer sur les grandes questions d’intérêt national.

La rareté des conseils des ministres intriguent plus d’un observateur. Surtout que la situation du pays est plus que préoccupante sur tous les plans. Que signifie cette rareté de rencontres des membres du gouvernement Tshibala ? Est-ce cette rareté des conseils des ministres n’expliquerait pas la détérioration continue de la situation politique et socio-économique en République démocratique du Congo ? Y aurait-il un gouvernement parallèle qui décide de la marche du pays pendant ce temps de crise ? Pourquoi les résolutions délibérées au conseil des ministres ne rencontrent jamais les préoccupations majeures des Congolais ? Autant des questions légitimes qui se posent dans l’opinion nationale.

Est-il que le gouvernement Tshibala n’est pas à la hauteur des défis actuels de la République démocratique du Congo. Au plan politique, le gouvernement n’est pas en mesure d’assurer la cohésion nationale dont le pays a besoin pour aller dans un climat apaisé aux prochains scrutins. Bien au contraire, la crise politique s’enlise davantage. Le gouvernement Tshibala brille par son caractère partisan voir propagandiste. La majorité des Congolais ne se reconnaissent pas dans ces dirigeants. Le succès de deux journées ville-morte des 8 et 9 août, est la preuve que le gouvernement est désavoué par une grande partie des Congolais.

De même, le cadre macroéconomique est en train d’accusé un grand coup avec l’actuel gouvernement. Le franc congolais continue à se déprécier malgré l’accalmie observée ces deux dernières semaines sur le marché des changes. De même, la hausse des prix des biens et services s’observent sur le marché local. La production des biens de consommation courante reste quasi-inexistante. La RDC importe tout ce que les Congolais consomment au quotidien : les vivres frais, le riz, le sucre, le carburant.

 Au plan sécuritaire, le gouvernement ne cesse de subir de revers. Kinshasa et plusieurs villes du Kongo Central ont vécu une avalanche d’attaques des présumés adeptes de la secte Bundu Dia Kongo. Le Kasaï reste un théâtre de l’insécurité en dépit des efforts de sécurisation par les forces armées. Il en est  des plusieurs provinces de l’Est de la RDC qui continuent de connaitre mort et désolation au sein de la population. Les deux provinces du Kivu, le Tanganyika, l’ancienne Province Orientale restent des théâtres de l’insécurité malgré tous les mémos de la société civile.

Pis encore, la RDC connait en ce moment un drame humanitaire avec plus de 3,4 millions de déplacés internes non sans compter les milliers d’enfants malnutris notamment dans l’espace Kasaï.

Les différents conseils des ministres du gouvernement n’ont jamais apporté un début de solution à tous ces défis auxquels la RDC est confrontée. Les rares résolutions issues des différentes rencontres des membres du gouvernement n’ont été qu’un chapelet des bonnes intentions. La preuve est que ce gouvernement n’est pas en mesure de maitriser le cadre macroéconomique alors que 28 mesures avaient déjà été arrêtées depuis le 26 janvier 2016.

Aussi, les élections sont une priorité en ce moment où toutes les institutions sont devenues illégitimes, mais le gouvernement n’est même pas en mesure de garantir la tenue de scrutin cette année.

La RDC est en train de plonger dans le chaos pendant que le gouvernement navigue à vue, sans des politiques adéquates dans tous les secteurs.

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