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Le ton se durcit

Écrit par Le Potentiel, publié samedi 12 aout 2017 le . Publié dans A la Une

Des mesures de représailles contre des individus en République démocratique du Congo, il y en a eu et il y en aura encore. Le décor tel que planté dans la politique nationale traduit incontestablement la volonté du pouvoir de ne pas permettre à la machine électorale d’aller droit au but.

Pourtant, la multiplication dénoncée et démontrée des stratagèmes destinés à éloigner les élections et en lieu et place imposer le chaos, enclenche des réactions aussi bien au niveau national qu’international. Mais est-ce qu’on y prend garde en interne dès lors que des conséquences directes touchent sur la gestion de l’État ? La question demeure.

Et pourtant, c’est sans loupe, qu’on peut voir que la communauté internationale n’entend pas desserrer l’étau autour des hommes forts de Kinshasa.

Avec la récente lettre du Congressman américain, Edward Royce, adressée au secrétaire d’État Rex W. Tillerson, c’est le ton qui se durcit contre les autorités de Kinshasa avec une énième demande de sanctions, parce que, c’est inacceptable, le refus d’organiser les élections.

C’est dire que toute personne qui entrave le processus démocratique est dans le viseur. La pression des USA sur la RDC tend à ramener à la raison une classe politique visiblement incapable de respecter les lois qu’elle a elle-même rédigées, adoptées et qui ont permis le fonctionnement, malgré d’énormes difficultés, des institutions de la République pendant plus de dix années. Comme qui dirait les autorités congolaises scient la planche sur laquelle elles sont assises.

Étant donné le danger qui profile à l’horizon, le salut ne passera que par le balisage de la voie de l’alternance qui est attendue par l’ensemble de Congolais. Ne pas comprendre cette réalité, c’est se ranger dans le camp de l’embrasement. Une erreur à éviter.

 

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