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L’ONU dispose des nouvelles révélations sur le décès de Dag Hammarskjöld

Écrit par Stanislas Ntambwe, publié vendredi Aout 2017. Publié dans Online Dépêches

Mohamed Chande Othman, l'expert chargé d'examiner toute nouvelle information potentielle permettant de clarifier les circonstances de la mort tragique du deuxième Secrétaire général de l'ONU, Dag Hammarskjölda remis, jeudi 10 aout 2017, son rapport à l'actuel chef de l'ONU, António Guterres.

Mohamed Chande Othman avait été nommé par le nouveau Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres en février 2017, comme personnalité éminente dans le cadre de l'enquête sur la mort tragique du deuxième Secrétaire général de l’Onu, Dag Hammarskjöldet de la délégation qui l'accompagnait sur le vol SE-BDY qui s'est écrasé près de Ndola, en Rhodésie du Nord (actuelle Zambie) dans la nuit du 17 au 18 septembre 1961.

Ancien Juge en chef de la Tanzanie, M. Othman est familier de cette question. Il a occupé les fonctions de président du Groupe d'experts indépendant de 2015 sur la disparition du second Secrétaire général. En qualité de Personnalité éminente, il a pour mandat d'« examiner toutes nouvelles informations potentielles qui peuvent être mises à disposition par les États membres, afin d'évaluer leur valeur probante, de déterminer la portée de toute autre enquête et, si possible, de tirer des conclusions des enquêtes menées par le passé ».

« Divulguer, déclassifier ou autoriser » l'accès aux informations

Le rapport remis par Chande Othman résume les nouvelles informations qui lui ont été fournies par les États membres et d'autres sources. Selon l’Onu, le document évalue « si et dans quelle mesure ces nouvelles informations contribuent à établir les conditions et les circonstances qui ont entraîné la mort de M. Hammarskjöld et des personnes qui l'accompagnaient ». Le Secrétaire général de l’Onu le remettra ainsi à l'Assemblée générale avant la fin de la sa 71ème session.

Le 2 mai 2017, le S.g des Nations Unies António Guterres a  exhorté les États membres de l’Onu à « divulguer, déclassifier ou autoriser » l'accès aux informations qu'ils pourraient avoir concernant le tragique accident d'avion de 1961, dans lequel sont morts l'ancien Secrétaire général Dag Hammarskjöld et les personnes qui l'accompagnaient. António Guterres les avait également appelé à « aider activement » Mohamed Othman.

Circonstances

Dans la nuit du 17 au 18 septembre 1961, probablement aux alentours de 0 h 15, l'Albertina, le DC-6 affrêté pour le compte de l'ONU par la compagnie suédoise Trans Air qui transportait Dag Hammarskjöld s'est écrasé dans une forêt à une dizaine de kilomètres de Ndola. Arrivé à Kinshasa (Léopoldville) le 13 septembre 1961, Hammarskjöld se rendait à Ndola afin de rencontrer le président du « Katanga indépendant » Moïse Tshombé.

Il espérait pouvoir négocier avec lui la libération d'une compagnie de casques bleus assiégée à Jadotville ainsi que le désarmement complet des forces katangaises, en application de la résolution 161 du conseil de Sécurité. Hammarskjöld serait mort au moment même de l'impact avec 14 autres passagers et membres d'équipage.

Enquêtes officielles

Une enquête a été ainsi initiée par le département de l'aviation civile de la Fédération de Rhodésie qui a duré du 19 septembre au 2 novembre 1961. Sans attendre la conclusion de ce rapport, la Rhodésie a créé une commission d’une autre enquête, ayant conclu à un crash accidentel résultant d'une erreur de pilotage.

A son tour, l'Assemblée générale de l’Onu avait décidé, le 26 octobre 1961, de créer une commission d'enquête. Entre janvier et mars 1962, la commission a conduit près d'une centaine d'entretiens à Léopoldville (Kinshasa), Salisbury (Harare), Ndola et Genève.

Dans son rapport final publié en avril 1962, cette commission n’a pu rendre qu'un « verdict ouvert ». Exprimant sa consternation devant le retard mis par les autorités rhodésiennes pour lancer les recherches après le crash, elle a jugé finalement que, la mort de  Hammarskjöld était suspecte mais qu'il n'était pas, pour autant, possible d'en conclure qu'il avait été assassiné.

 

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