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Les confessions religieuses s’impliquent dans la planification familiale

Écrit par Lucie Ngusi M., publié vendredi 04 le . Publié dans Société

Le manque de maîtrise de la fécondité par les couples, mais aussi et surtout par les jeunes, a un impact néfaste sur la santé des mères, des enfants, ainsi que de la communauté.

Ouverts le jeudi 3 août 2017, les travaux de la table-ronde des confessions religieuses sur la planification familiale  qui se déroulent au cercle de Kinshasa, dans la commune de la Gombe, sont placés sous le thème : « Encore plus d’implication des  confessions religieuses dans la planification familiale».

Représentant le ministre de la Santé publique, M. Barthélémy  Ndjoko, a indiqué que depuis un certain temps, on constate que la population congolaise s’accroît  à un rythme rapide se traduisant par un taux d’accroissement annuel de 3, 4% selon les résultats de l’EDS 2013-2014. Et de l’avis de beaucoup d’experts en démographie, a-t-il poursuivi, la RDC verra sa population doubler les 33-35 ans alors que les projections estiment déjà à plus de 100 millions d’habitants la population congolaise en 2025. Il a également révélé que les résultats de la dernière enquête démographique et de santé, EDS 2014 estiment à 846 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, 28% de décès néonatals et 58% de décès infantiles. En termes clairs, cela signifie qu’en RDC, on compte chaque jour 72 femmes qui meurent de suite des complications de grossesse ou de l’accouchement. Aussi, a-t-il fait savoir, les facteurs explicatifs de cette tragédie sociale figure la faible utilisation  des méthodes de planification familiale ; la prévalence contraceptive se situant à peine à près de 8% alors que les besoins non satisfaits en PF sont de l’ordre de 28%. Au regard des bénéfices que procure la PF aux couples, à la famille et à la nation, en général, cette situation mérite l’attention, non seulement de la communauté nationale et internationale qui doivent se mobiliser.

La directrice du Programme national de la santé de la reproduction, PNSR, Mme Marie-Thérèse Kyungu a souligné que cet atelier est une opportunité pour changer des « questions  qui nous concernent tous, nous qui avons  la charge de travailler pour le bien de la population ».

Dans le domaine de la planification familiale, le pays s’est doté depuis 2014, d’un plan stratégique national à vision multi sectorielle qui nécessite l’implication de tous les secteurs dont les confessions religieuses. « Notre souhait est que cet atelier soit un cadre qui permettra de définir des meilleures stratégies possibles pour augmenter la contribution des confessions religieuses », a-t-elle précisé. 

Quant au président du comité technique multisectoriel permanent de la planification familiale, CTMP/PF, Docteur Arsène Binanga, la question de planification familiale a été reconnue comme étant une stratégie qui pourrait aider les pays à réduire sensiblement le taux de mortalité maternelle et infantile. Pour le cas de la RDC, le taux  est très élevé, a-t-il reconnu. La tenue de cet atelier sollicite l’implication des confessions religieuses.

La question de PF pour le pays est cimentée par la parenté responsable. Et, l’Eglise, en tant que structure qui parle à la communauté, peut jouer un rôle important dans l’offre de service. Ce qui veut dire, offrir des conseils dans l’espacement des naissances et le nombre d’enfants souhaité.

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